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01/11/09 - Kolkata.


Dimanche 01 novembre.


Toute la nuit je suffoque à cause de la poussière de ma banquette.


A 5h30 du matin les indiennes allument la lumière pour je ne sais quelle raison. Ca m’énerve trop et je l’éteins car j’ai envie de dormir encore.


Alix ne dort que d’un œil tellement ils sont chiant. Certains mecs l’a fixe en train de dormir, le genre de truc bien lourd… Elle n’ose pas me réveiller pour ça et du coup aucun de nous deux n’a réussi à se reposer dans ce train là.


Vers 7h00, je descend de ma banquette car il est impossible de se reposer là où je suis. Je m’assoie aux pieds d’Alix et contemple les paysages par la fenêtre. Les décors ont terriblement changés, nous traversons des marais et des plantations. Des bananiers et des mangroves à perte de vue nous introduisent dans le domaine du Bengale, là où le fameux tigre tente de survivre face à l’homme.



J’ai lu dans le Lonely Planet qu’il y a 100 ans seulement, les britanniques partaient à la chasse au tigre, juste à la sortie de la ville de Calcutta.


Maintenant si l’on veut en croiser un, il faut se lever tôt et s’enfoncer loin dans le Bengale. Malgré tout, le tigre continue à faire des ravages parmi les paysans. La rumeur dit qu’il attaque rarement quand il est observé, raison pour laquelle les fermiers portent des masques derrière leur tête. Certains pêcheurs se sont même fait attaquer dans leur barque ou dans l’eau en train de nager.


Nous aurions aimé faire un petit safari dans cette mangrove géante mais le temps nous est compté et nous devons préparer notre arrivée à Bangkok.


Aux alentours de 8h00, nous arrivons en gare de Calcutta, ou plutôt Kolkata depuis son renommage en 2001 pour mieux refléter la prononciation en langue locale. Calcutta était le nom donné par les britanniques.


A la fois brillante et délabrée, Kolkata est la troisième plus grosse agglomération d’Inde après Delhi et Mumbai.


Son nom Kolkata, proviendrait d’un des villages, Kalikata, situés là avant l’arrivée des britanniques et qui voulait dire « Terre de la déesse Kali » Kali étant l’un des avatars de la femme de Shiva.


Le climat tropical de mousson de Kolkata amène de fortes pluies pendant l’été, tellement forte que seuls les rickshaws tirés à bras d’hommes peuvent circuler dans les rues par moment…


Elle fut pendant un temps, la capitale de l’Inde britannique et elle conserve certains édifices en décrépitude totale, reste d’une grandeur impériale passée.


Mère Teresa, voulant aider les plus démunis créa plusieurs refuges pour offrir un abri gratuit et un peu de dignité aux mourants. Dans cette ville où la pauvreté côtoie les grandes enseignes et les grands restaurants de luxes, de nombreux indiens (forcément les plus aisés) n’appréciaient pas la représentation tronquée de leur capitale du Bengale-occidental que Mère Teresa montrait à la planète.


En effet de nombreux philosophes, poètes et réalisateurs de films indiens sont originaires de Kolkata, les bengalis jouant traditionnellement le rôle d’intellectuels de l’Inde.


De plus certains habitants étaient irrités de savoir que leur ville, cultivée et principalement hindouiste, était associée dans le monde entier à une catholique dont l’œuvre avait mit en relief la face la moins attrayante de Kolkata. 


Nous sortons du train et tout de suite nous voyons que la gare est immense comparé à ce que nous avons vu jusqu’à présent. Elle ressemble un peu à la gare de Marseille.



Nous sortons du bâtiment et nous faisons rapidement harceler par les chauffeurs de taxi. Il y a très peu de rickshaw à première vue.


Nous identifions la file d’attente pour prendre un ticket prépayé pour les taxis et nous faisons la queue. Le ticket pour rejoindre Sudder Street, la rue touristique on va dire, nous coûte 65 Roupies. Nous chargeons les sacs dans le coffre et le taxi démarre.


Il nous laisse au coin de Park Street et de Sudder Street et nous demande un pourboire que nous lui refusons car ce n’est pas mérité et que nous n’avons pas pris un taxi prépayé pour rien…


Rapidement nous sommes accostés par des rabatteurs d’hôtels qui vont prendre une commission sur notre dos évidemment… L’un des types nous montre plusieurs chambres dans plusieurs hôtels mais c’est à chaque fois miteux et surtout très cher ! Rien en dessous de 300 Roupies et encore ce sont des chambres sans fenêtres, glauques comme pas possible.


Nous visitons des trucs inimaginables. Dans un des bâtiments de l’époque coloniale, de l’eau coule dans les escaliers comme si c’était une rivière. Aucune lumière hormis les quelques rayons de soleil qui transperce la crasse des fenêtres. Une fois au 6ème étage, sans ascenseurs, il nous montre une piole de 4m² pour 450 Roupies… La grosse blague.


Bref nous passons deux heures à chercher une chambre convenable et le rabatteur n’arrête pas de nous suivre pour nous devancer dès que nous entrons dans un hall d’immeuble, histoire de faire style c’est lui qui nous a emmener… Quel chien ce type. Du coup il nous est impossible de trouver des chambres à moindre coût évidemment. Les négociations sont infaisables, tout le monde effectue le même prix.


Ca commence à nous énerver cette histoire et dans ma colère je me vautre lamentablement dans la rue en dérapant sur un trottoir glissant. Le poids du sac m’entraine dans ma chute et je passe pour un vrai guignol devant tout un groupe d’indiens.


Finalement nous sommes obligés de prendre une chambre à 350 Roupies dans l‘hôtel Centre Point Guesthouse. Un truc avec des souris, des puces de lit et de l’eau qui goute du plafond… Nous demanderons de changer de chambre le lendemain matin après avoir passé une nuit dans ce taudis.



Après avoir posé les sacs, prit une bonne douche et fait une grosse lessive, nous allons manger dans un des restaurants touristiques. Les prix sont doux et la nourriture est plutôt bonne.


Puis nous cherchons un endroit pour imprimer nos billets d’avion.


Nos devoirs de la journée accomplis nous rentrons pour faire une grosse sieste de plusieurs heures après quoi je me réveille malade. Certainement à cause de la poussière du train dans laquelle j’ai dormit ainsi que la pollution de la ville, j’ai les mêmes symptômes qu’à Oulan-Bator, une sorte d’infection respiratoire avec un rhum qui me prend la tête.


Le soir nous ressortons uniquement pour aller manger avant de rentrer nous coucher.


Le Bengale est situé dans un climat tropical. Emergeant d’un des plus grands delta de rivière au monde, le tumultueux golfe du Bengale, la région s’étire dans la vaste plaine du Gange avant de s’élever vers les remparts de l’Himalaya.


L’immense majorité des habitants du Bengale-occidental sont des bengalis mais il existe de nombreuses minorités dispersés dont des Sherpas du Népal.


Historiquement, le Bengale était une région sous contrôle musulman durant le 13ème siècle puis est devenu une région d’industrie et de commerce durant l’Empire moghol au 14ème siècle. Les marchands européens s’y installent à partir du 15ème siècle et enfin les britanniques domineront la région afin d’y étendre leur empire coloniale.


Lors de l’indépendance de l’Inde et de sa partition en 1947, la région du Bengale est partagée en deux. La partie majoritairement musulmane devenant le Pakistan-oriental, devenu le Bangladesh, et la partie ouest majoritairement hindou devenant le Bengale-occidental indien. 



Alix & Benjamin.



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Publié à 17:12, le mercredi 4 novembre 2009 dans f. Inde Octobre 2009, Kolkata
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31/10/09 - Vârânasî suite.


Jeudi 29 octobre.


Journée tranquille.


Nous trainons un peu à Assi ghât et longeons encore une fois les berges du Gange où nous retrouvons plusieurs français (un breton, un basque et un couple de Tour) rencontré à Agra ainsi que Julie & Julien.


Après ça nous nous enfonçons dans les ruelles étroites de la ville, là où se trouve des centaines de petites boutiques qui vendent des bracelets, des tissus, des sacs, des carnets, des babioles en tout genre…


L’une d’elle, très étroite, nous ouvre la porte du fond lorsque nous entrons et nous y découvrons une vraie caverne d’Alibaba avec encore trois salles pleines à craquer de trucs en tout genre.


Nous passons bien trois heures là-dedans alors que d’habitude je déteste faire les magasins. La vie y est trépidante, ça brille à droite, à gauche, on croise beaucoup de locaux bizarrement alors que l’on pourrait croire que c’est un truc à touristes.


Nous nous perdons dans les ruelles, ne sachant plus si c’est toujours une rue ou une allée commerciale, le ciel étant toujours caché.


Dans l’une des intersections, nous prenons à gauche et allons jusqu’au bout. Là nous trouvons une boutique de tissus. Au début nous voulions seulement regarder mais au final nous y sommes resté deux heures, assis par terre sur les tapis, la vendeuse sortant toutes sortes de couleurs, de motifs et de tissus différents.


On nous apporte le thé et nous continuons à faire quelques choix d’articles que nous achetons. Il y a de la vraie soie mais beaucoup de coton. Par contre les tissus sont magnifiques.


Alix est aux anges pendant ces deux heures, à genoux sur les tapis avec la dame, à fouiller dans tous les placards pour sortir à chaque fois des dizaines de nouveaux vêtements ou écharpes qui s’empilent sur ceux déjà sortit avant.


Ca ressemble rapidement à des montagnes de tissus dans lesquels nous creusons pour en extraire l’or pure.


Alix me fait penser à moi quand j’avais 9 ans, au milieu de tous mes nouveaux Légos à assembler.


Puis la journée s’écoule rapidement, il fait toujours nuit tôt et nous rentrons en longeant les ghâts.




Vendredi 30 octobre.


J’ai passé ma nuit aux toilettes, je ne sais pas d’où ça vient mais bon c’est difficile de savoir étant donné les nombreuses choses à éviter pour ne pas être malade dans ce pays.


Je prend de l’eau sucré, un gros verre d’argile et me repose un peu.


A midi nous partons sans manger histoire de nous mettre un peu à la diète et de reposer nos foies. Nous refaisons quelques courses et jouons aux marchands comme des enfants, en négociant tout ce que l’on trouve. C’est tellement facile ici. Si le type reste aimable nous restons gentils sur la négoce. Si le type commence à être désagréable par contre, nous devenons de vrais loups et ne lâchons rien, cassant les prix souvent à un tiers du prix initial voir moins. Ensuite ces marchands que nous travaillons au corps se plaignent de ne plus faire de bénéfice sur la vente. Nous restons persuadé que si il nous vends les articles c’est qu’il se fait toujours une marge et donc nous achetons sans scrupules.


En deux jours, Alix s’est refaite une garde-robe avec deux pantalons, une tunique, bracelets, écharpes. Nous prenons quelques articles pour offrir mais aussi des teintures que nous enverrons par la poste pour décorer notre prochaine maison en France J


Tous nos amis français sont déjà partit de Vârânasî et donc nous baladons seuls avec notre sac à dos bien remplit avant de rentrer manger.



Samedi 31 octobre.


Journée du départ pour Calcutta.


Nous nous levons et refaisons les sacs. C’est un vrai casse-tête avec tous les nouveaux articles à rajouter. Nos sacs s’était alléger depuis la Mongolie mais depuis la Chine la tendance est plutôt inversée ! Vivement la Thaïlande, que nous fassions un nouvel envoie.


Midi arrive et nous demandons à la dame de maison si nous pouvons laisser nos sacs le temps du départ car notre train est à 16h00. Elle accepte et donc nous partons manger un bout.


Nous trainons encore un peu à Assi ghât, regardant une course de barque sur le Gange, nous faisant interpeller par des enfants ou des mendiants, puis rentrons à l’auberge pour nous mettre un peu au frais.


14h00, la femme de la maison n’arrête pas de passer devant notre porte et finit par nous demander de partir ou alors de payer les heures en plus ici… Elle nous dit ça avec le sourire, sans gêne.


L’argent corrompt à tout bout de champ.


Nous décidons donc de quitter la chambre et de prendre un rickshaw que nous négocions à 80 Roupies pour aller à la gare ferroviaire.



Arrivée devant celle-ci, nous n’avons pas la monnaie et donnons un billet de 100 Roupies. Le chauffeur demande un pourboire que nous lui refusons car faut pas pousser non plus. La course coûte 70 Roupies normalement et il a déjà 10 Roupies de plus.


Il insiste et du coup nous ne lâchons pas le rickshaw pour éviter qu’il ne parte. Alix et moi l’envoyons chier et demandons nos 20 Roupies. Il se moque presque de nous car 20 Roupies c’est beaucoup pour lui mais pour nous c’est rien. Je lui répond que c’est du business, que le prix de départ est un prix fixe et que 20 Roupies ça reste 20 Roupies.


Il finit par nous faire croire qu’il n’a pas la monnaie en sortant seulement des billets de 50 Roupies. On lui demande de nous rendre notre billet de 100, histoire d’aller faire de la monnaie si il veut. Je ne lâche pas son engin et avec Alix on fait rempart face à lui.


Finalement il nous sort un billet de 20 Roupies. Nous le quittons et allons dans la salle d’attente de la gare. Là-bas nous sommes assis à côté de deux policiers et d’un prisonnier attaché à une seule main et tenu en laisse par une corde…


Je vais régulièrement vérifier à quel voie notre train doit arriver mais il a du retard et la voie n’arrête pas de changer…


Finalement le train n° 3 010 arrive en gare à 18h00. Nous cherchons dans tous les sens notre wagon S5 (sleeper) mais il n’est indiqué nulle part. La pression commence à monter quand on a fait deux fois l’aller-retour avec Alix… Finalement en demandant aux fenêtres j’arrive à peu près à situer le wagon mais rien n’est certain…


Nous montons et nous bourrinons avec les sacs pour nous frayer un passage. Tous les voyageurs sont déjà à l’intérieur et les indiens se promènent toujours avec des sacs en pagaille…


Places n° 51 et 52. Les banquettes sont pleines d’indiens assis. Je vérifie que c’est le bon wagon, on m’assure que oui et alors là je dérange tout le compartiment pour mettre nos deux gros sacs sous les banquettes.


J’essaye de savoir si ils descendent avant la nuit car nous avons payé une place pour dormir et non une place assise mais personne ne parle anglais… Alix commence à en avoir gros sur la patate.



Pour la première fois je crois, nous avons à faire à un train où c’est galère. Au Rajasthan nous n’avions pas autant de problèmes et les gens étaient courtois, aimables et respectueux.


Ici les gens font la gueule et ne sont pas respectueux du tout (du style je m’assois sur toi sans m’excuser, je pose mes pieds au niveau de ton nez, je dégueulasse ta banquette, je crache entre tes jambes…) On comprend mieux le problème avec les trains indiens pour le coup.


En réalité, les messieurs descendent quelques heures après et nous récupérons toute la place sur nos banquette jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes arrivent et réveillent tout le monde dans le wagon. Ils ont bien une vingtaine de sacs et c’est chaque fois un grand n’importe quoi quand ils cherchent leurs places.


Le type d’un mètre cinquante qui a la liste des places insultes presque tout le monde et me demande de me pousser pour je ne sais quelle raison. Vu son état je n’ai pas du tout envie de bouger d’un iotat et il revient à la charge plusieurs fois. On le regarde faire son guignol puis il part déranger d’autres personnes.


Côté couloir, un indien fort sympathique avait réussi tout comme nous, à récupérer sa banquette mais les jeunes n’ont pas hésité à s’assoir à quatre dessus, tournant le dos à notre ami qui se retrouvait serrer contre les fenêtres et pas du tout à son aise le pauvre…


Les nénettes très souriantes, s’installent avec nous et forcément, les ’tits mecs s’installent là où ils peuvent pour continuer de draguer plutôt que d’aller dans leur compartiment.


J’oblige un peu tout le monde à dormir en me levant et en demandant qu’ils quittent la banquette d’Alix car nous souhaitions nous coucher. De mon côté je grimpe tout en haut sur une banquette poussiéreuse et pleines de miettes de gâteaux que je suis obligé de nettoyer avant de m’allonger à 30 cm du plafond.


J’éteint la lumière du compartiment et essaye de m’endormir malgré que le bordel se soit juste décalé chez les voisins.


Voici une vidéo qui n'est pas de moi mais qui montre quelques facettes de Vârânasî.


Bon visionnage !



Galerie : Vârânasî.



Alix & Benjamin.



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Publié à 16:57, le mercredi 4 novembre 2009 dans f. Inde Octobre 2009, Inde
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28/10/09 - Vârânasî bis.


Mercredi 28 octobre.


Journée cool ou presque !


Levé tard, nous sortons prendre un repas puis partons à la chasse aux images le long du Gange, le fameux fleuve sacré des hindous.


Les ghâts se succèdent et chacun à sa particularité. L’un est spécialisé dans le bain des buffles, l’autre est plutôt orienté tourisme, l’autre est le ghât des crémations par mort non naturelle, un autre est réservé à toutes les crémations de mort naturelle, un autre ghât permet de se laver ou se purifier plus facilement ou encore il y a un ghât spécialisé dans les départs de barques pour touristes. En vrai ça n’est pas si clairement organisé mais ça reste la tendance on va dire.



L’anecdote c’est qu’en nous rapprochant du premier ghât de crémation, nous avons prit conscience que nous étions vraiment à Vârânasî… Heureusement, venant du sud, c’était le ghât le moins important et donc l’ambiance reste relativement supportable. Mais bon ça met dans l’ambiance.


Plus loin se trouve un ghât qui est situé au bout d’une grosse avenue de Vârânasî où se déroule tous les soirs une célébration népalaise avec des chants, danses et offrandes au Gange.


Pousser son dernier soupire auprès du Gange permettrait datteindre la libération du cycle des réincarnations. Fleuve du salut au flux permanent, le Gange est un symbole éternel despoir pour les générations passées, présentes et futures.

Chaque hindous se doit d’avoir une fiole des eaux du Gange chez lui qu’il peut garder plus de trente ans si il le faut, de manière à pouvoir la boire avant son dernier soupire.Il prend sa source dans l’Himalaya, au nord-est de Delhi et traverse tout l’Uttar-Pradesh sur sa longueur avant d’arriver à Vârânasî.

Chaque jour, quelques 60 000 fidèles descendent aux ghâts de la cité de Shiva pour un bain rituel. Quelques 200 à 400 crémations par jour y sont effectuées, les cendres, dispersées dans le fleuve.

Le long des ghâts de Vârânasî, 30 égouts sy déverseraient en permanence.

Le Gange serait tellement pollué que l’eau y serait dépourvue d’oxygène et donc contaminée. Les chiffres reconnues concernent les échantillons prélevés révélant que l’eau contiendrait plus de 1,5 millions de bactéries aux 100 ml contre moins de 500 ml dans la norme…


Malgré cela, la légende veut qu’une race de dauphins vive dans le Gange et qu’il est possible d’en apercevoir à Vârânasî. 


Juste derrière, l’ambiance devient doucement plus sombre. Le ciel est noirci par de la fumée et les bâtiments ont l’air d’avoir perdu leur âme. Ce sont les hospices et le ghât en contre bas est l’endroit que tous les hindous du monde souhaitent rejoindre le jour de leur mort.



En arrivant ici, je savais qu’il n’était pas respectueux de prendre des photos étant donné que c’est un lieu de deuil pour les familles. Mais de loin, j’ai pris en photo les bâtiments et le Gange.


En s’approchant des brasiers, nous nous faisons harceler par des indiens, prétextant que nous avions pris en photo les morts. On se fait engueuler, limite insulter. Je suis pris pour le diable en personne, mauvais karma etc… En même temps depuis le Népal je les enchaine les mauvais karmas…


Puis là-dessus, un type, plus calme, m’explique pourquoi il n’est pas bien de prendre en photo les morts. Je lui répond quand même que je n’ai jamais pris en photo les cadavres et n’ai aucunement l’intention de le faire ni de déranger la pseudo « tranquillité » des familles.


Malgré cela, il continue de m’expliquer en long et en large tout le fonctionnement de ce ghât. Il me rajoute aussi qu’il n’est pas guide mais qu’il travaille ici, c’est son boulot d’organiser toutes les crémations.


Juste en face de nous, une barque pleine de touristes s’avance doucement et tous les objectifs sont dirigés vers les brasiers et les corps qui prennent feu… On sent la bonne blague.


Alix croit apercevoir un indien qui filme ou qui prend des photos avec son téléphone portable juste à côté de nous. Bref tout le monde ne respecte pas de la même façon à priori et nous n’avons pas l’intention de jouer à leur petit jeu de culpabilité malgré que nous respections tout à fait les familles des défunts.


Alix sent l’entourloupe et moi-même je vois bien qu’il va falloir débourser un petit quelque chose à la fin mais étant donné la façon dont il présente les choses, j’ai envie d’en savoir plus et de voir comment il va m’amener à sortir les Roupies.


Attention âme sensible s’abstenir.


J’apprend qu’il s’y fait entre 150 et 500 crémations par jour en ce lieu même. Les hindous de toute l’Inde font en sorte de venir mourir ici et les bâtiments en ruines tout autour servent d’hospices pour les personnes sur le point de mourir… Ce sont vraiment des ruines d’après guerre, dégueulasses, pourries, remplit de rats et la fumée des crémations emplit le quartier.


Bref il m’explique donc que les morts non naturelles (suicide, électrocution etc) se font plus loin au petit ghât que nous avions vu au passage. Pour les moins fortunés il y a aussi un four crématoire situé pas loin d’où nous logeons. Ici se trouvent uniquement les morts naturelles et les plus fortunés.


Toujours, les cendres sont déversées dans le Gange, mais aussi, les résidus de corps qui n’ont pas été consumés… Le bassin pour les femmes en particulier à tendance à ne pas être consumé totalement et l’on peut voir ses indiens, aidé par des bouts de bois, extirper ces restes pour les jeter à l’eau comme si il s‘agissait d‘une poupée fondue…



Scène indélébile d’un visage endormit d’une femme allongé sur le bois, recouverte de nombreux tissus colorés. Son fils lui jettent de la sciure de bois puis rajoute ensuite des bûches par-dessus pour que la crémation soit la meilleure possible. Il revient ensuite avec de la paille qu’il a enflammée au brasier de Shiva pour tourner autour de sa mère et enfin lui permettre de monter au ciel.


A côté, des Intouchables, portent sur des brancards fait de bambous, les corps d’autres défunts qui doivent être incinérés dans la soirée. Ils les mènent au Gange où un prêtre purifie le corps et l’âme avant d’être posé sur l’un des buchés.


Personne ne pleure ici car que les larmes alourdissent l’âme du défunt qui ne peut aller au Nirvana par la suite.


J’y apprend que tout le monde n’a pas le droit à la crémation. Les femmes enceintes, les bébés, les enfants de moins de 12 ans, les assassins ou les personnes mordues par un serpent et les lépreux sont coulés au fond du Gange, lestés par des rochers.


Fin.


Un des brasiers est tenu en permanence par les équipes, tout au long de l’année, jour et nuit. C’est le feu de Shiva le dieu destructeur et créateur. Il est primordiale pour eux de le tenir allumée et si j’ai bien compris cela fait plus de 300 ou 3 000 ans qu’il existe si ce n’est plus… L’indien articulait mal son anglais et au lieu de dire trois cents ou trois milles il dit trois zéro zéro ou trois zéro zéro zéro sauf que pour le coup il me semble qu’il a mangé un chiffre…


Bref.


Il me montre les brasiers réservé aux riches de la ville et celui réservé aux riches des autres villes d’Inde.


Après cela, je vois en face de moi, Julie et Julien que nous avions rencontré à Pushkar et ils sont aussi guidé par un type. Par respect j’évite de les saluer ici même mais en repartant avec mon indien je fais une pause en retrouvant Alix et nous les attendons.


Alix n’aime pas du tout l’ambiance du lieu qui est en effet extrêmement pesante. Les odeurs, la fumée et l’idée que c’est un lieu de mort n’aide pas au bien-être c’est certain.


Mon indien s’impatiente et je comprend vite fait qu’il est possible de faire un don pour acheter le bois pour les plus démunis. Je me demandais comment il allait me faire sortir le porte-monnaie, voilà une belle tentative j’avoue.


Finalement notre couple d’amis redescend de la plateforme et nous nous saluons, tout content de se retrouver par hasard en cet endroit aussi glauque.


Nous discutons bien dix minutes et décidons d’aller boire un verre. De leur côté ils sont déjà passé par le don de 150 Roupies pour 1 kg de bois à une vieille femme âgée.


Dans ma poche je n’ai que 10 Roupies et j’ai guère envie de filer plus que ça de toute façon…


Mon indien attend toujours gentiment.


Nous avançons et il m’amène à la vieille dame caché derrière un bâtiment. J’ai pas tout compris mais elle me fait une puja, une sorte de prière suivie d’une offrande. Elle me met des graines dans la main, me demande mon nom et me demande de répéter le nom de Shiva. Elle baragouine un truc dont je ne comprend rien et mon guide indien est assis à côté et nous regarde. Pendant ce temps là, Alix, Julien et Julie sont 5 mètres derrière et m’attendent en discutant.


A la fin de sa grande farce, le type m’explique que 1 kg de bois coûte 150 Roupies, 10 kg 1 500 Roupies et qu’il est possible de faire des dons de 10, 15 ,20 Dollars pour aider cette vieille dame et d’autres à avoir le bois nécessaire pour leur crémation…


Quand je lui sors mon seul et unique billet de 10 Roupies de ma poche, il râle et je lui dis que je n’avais pas l’intention de faire de don mais qu’il m’a forcé la main. Que si je fais un don, ça sera un don d’un montant que j’ai choisis et pas l’inverse et que pour le coup, je n’ai que ça sous la main.


Il me rétorque : « Comment veux-tu aider l’hospice avec 10 Roupies ? »


Evidemment je n’avais pas l’intention d’aider qui que ce soit avec ça mais bon je lui répond que 10 + 10 + 10 + 10 + 10 ça peut faire beaucoup à la fin mais il refuse de prendre mon argent.


S’en suit encore une fois que j’ai un mauvais karma gnagnagna et les dieux vont me faire payer tout ça bref… Comme si arnaquer les gens et être malhonnête était mieux…


Quand on y repense selon la philosophie hindous, la pire des choses qui puisse m’arriver c’est de me réincarner en animal.



Soit, ça serait la chose la plus agréable vu de ma fenêtre…


Je repars avec Alix et nos amis et nous passons la soirée ensemble à discuter avec quelques enfants de la rue. Je sympathise avec Goliu (se dit Goliou), un gamin de 10 ans qui va à l’école du Lundi au Samedi de 7h00 à 12h00. Il y apprend l’anglais et parle déjà couramment la langue. Tous les jours à 5h00 du matin il se lève pour faire du Yoga car c’est le meilleur moment de la journée. Le reste du temps il travaille pour le magasin de vêtements en soie de son oncle et tente de rabattre quelques touristes chez lui en donnant des cartes de visites ou en jouant son As en prenant les gens par les sentiments. Il souhaite s’orienter dans l’informatique plus tard.


Il m’offre une de ses cartes postales qu’il tente de revendre pour se faire trois pièces et me fait un dessin sur la main avec de la poudre de couleur qu’il tente de revendre aussi. De mon côté, n’ayant pas d’argent à lui refiler, je lui montre le trajet de notre voyage sur une carte du monde. On discute tous les deux pendant qu’Alix et les Juju J discutent avec une gamine de 10 ans qui fait la starlette et qui parle comme une américaine avec des "Oh my god" par ci, des "Oh my god" par là !


Je parle football et de Zidane forcément avec Goliu. On parle criquet et de champion dont je ne connais même pas les noms (le criquet est un sport national en Inde au même titre que le football en France)


Pendant ce temps, juste devant nous se trouve un saddhu qui tape des mains, tape des pieds et crie des trucs incompréhensible tout en souriant. Les saddhus font la manche car ils ont fait voeux de pauvreté. En général ils ressemblent à ces types cinglés avec des barbes, qui vivent à poils dans des grottes et qui jettent leurs cacas sur les passants... 


Le petit Goliu m’a l’air tellement naïf comparé aux autres enfants des rues mais tellement pleins de curiosités que je me régale à parler avec lui. Lorsqu’un type vient pour offrir ses services de massages contre 10 Roupies, Goliu me chuchote pour me prévenir qu’à la fin il demandera une centaine de Roupies et non 10.


Après ça nous disons au revoir à nos chers enfants des rues puis allons dans un restaurant où le serveur y était bien culotté. Il attendait au bord de la table après nous avoir rendu la monnaie et s’est permit de prendre ce qu’il venait de ramener sans qu’on ne lui dise rien en prétextant que c’était son pourboire…


Alix a bondit tel une louve pour reprendre l’argent et le rendre à Julien.


Puis nous sommes rentré dans notre auberge à 30 minutes de marche dans le noir, le long du Gange, avec une mauvaise lampe frontale cassée qui éclaire qu’à moitié.


Galerie : Vârânasî.



Alix & Benjamin.



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Publié à 16:43, le mercredi 4 novembre 2009 dans f. Inde Octobre 2009, Inde
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