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05/02/10 - Siem Reap.


Mercredi 03 février.


Le réveil sonne à 6h30, Alix a chopé une crève à cause de la chaleur et des climatisations. Nous rendons les clefs et prenons un minibus pour nous mener devant le grand marché de la ville, improvisé en gare routière à cette heure-ci.


Dans ce minibus on est avec d'autres touristes dont un vieux couple de français qui se l'a raconte un peu parce qu'ils ont visité tous les pays d'Asie.



Quand le minibus arrive à la gare routière, personne ne nous informe comme à l'habitude, des types de l'extérieur ouvrent les portes et prennent les sacs un par un pour les emmener. Alix et moi sommes au fond du véhicule et nous sommes encore coincés par la lenteur des touristes qui mettent toujours trois plombes pour descendre, tels des bovins. Evidemment lorsque les types prennent nos sacs et les emportent derrière des bus, on commence un peu à s'énerver. On déteste être assisté, surtout quand c'est pour éloigner nos affaires hors de notre vue, au beau milieu de la foule.


Ca fait plus de huit mois que l'on voyage, on fait extrêmement attention à nos affaires et là en deux secondes les gars te prennent tes sacs sans te demander ton avis et les embarquent...


Alix rouspète et commence à bousculer un peu les touristes devant. Il y a les français. Le vieux commence à parler genre très cool, très calme, mais on sent bien qu'au fond de sa voix il s'inquiète aussi. Il veut juste pas montrer qu'il ne leur fait pas confiance car vous comprendrez, c'est un baroudeur, un vrai de vrai, un dur quoi ! Pfff.


Il dit donc à Alix d'un air supérieur : "Je te laisse passer, je te sens stressée, ça va bien se passer."


La phrase type du mec très cool, très peace & love... On comprend mieux en les voyant pourquoi il y a tant de gens qui se font voler ou avoir.



Bref, on arrive à sortir du minibus et on retrouve les sacs déposés dans la rue comme si de rien était, tout seuls. Aucune idée pourquoi il n'y a pas les sacs des autres touristes.


Je cherche un peu le bus pour Siem Reap parce que tout le monde ne va pas au même endroit. Les deux français vont au bord de la mer.


On trouve notre chauffeur, on porte les sacs mais il n'y a pas de places dans la soute à bagages. Du coup le chauffeur nous les place dans l'allée du bus entre les fauteuils, empêchant le passage. Nous ne sommes pas les seuls touristes avec les bagages dans l'allée mais je remarque étonnamment qu'il y a que des sacs à dos dans l'allée, aucun bagages de cambodgiens qui sont pourtant bien plus nombreux que nous.


Nous quittons donc Phnom Penh un peu excités mais on arrive à se calmer malgré tout. La climatisation est à son habitude, au taquet. En Asie ils ne connaissent pas le bouton de réglage. C'est soit tout soit rien. Alix a pas pensé à prendre son pull malgré sa crève vu la chaleur extérieur. On se les gèle grave.


Seulement un problème arrive au moment où le bus fait un arrêt pipi. Tous les touristes font bien sur attention à ne pas marcher sur les sacs et mettent les pieds comme ils le peuvent sur les côtés, escalades les fauteuils, etc (en même temps vous allez me dire, normal, ça te vient pas à l'esprit de marcher sur un sac...)


Mais les locaux non. Les femmes montent avec leurs chaussures à talons ou leurs tongs pleines de merde. Les types marchent dessus comme si de rien n'était et vu que ça bloque pour descendre, bah ils ne bougent pas, ils attendent bien sagement sur les sacs oO


Aucun soucis, c'est pas comme si j'avais un ordinateur, un disque dur, des médicaments, une trousse de toilette. Piétinez messires, piétinez. Faites moi de la purée d'affaires, après tout c'est pas comme si c'était ma maison depuis huit mois. C'est juste du matos.


Et donc le bus à fait trois arrêts pipi, déjeuner, pipi. Et malgré nos efforts pour nous faire comprendre, bah rien à y faire y a toujours un(e) con(ne) pour marcher dessus. Finalement je déciderai de bouger nos sacs et de les prendre sur nos genoux le temps que ces messieurs/dames montent et descendent du bus.


Bref la route continue avec les habituels malade de la route (ils tiennent pas une heure en Asie !) et donc ma voisine de siège vomit ses tripes dans ses mains le temps que sa copine lui trouve quand même un sac plastique pour qu'elle se lâche. Vomit, éructions, crachats jusqu'à la fin. C'est léger, c'est pas odorant du tout et c'est fameux pour apprécier un voyage :)


(On a pas encore comprit pourquoi à chaque voyage en bus on se tape toujours deux ou trois qui vomissent du début à la fin...)


Avec ça nous avons droit à des films chinois et cambodgiens d'une nullité inexprimable comme d'habitude à base de gros voyeurs idiots qui font tout pour tripoter des filles idiotes, des sketchs toujours aussi ridicules...


Derrière Alix, côté fenêtre, la fille lui tousse dessus. Un type crachera plusieurs fois par terre (pas loin des sacs, bien joué minot!)


A un moment donné, sur la route, le bus fait un écart plus grand que la normal. Il y a des réactions dans le bus et tout le monde se penche sur la droite. On regarde par la fenêtre et il y avait une femme allongé sur la route en plein soleil qui ne bougeait pas. Du sang partout, devant une école. Elle a l'air bien morte et il y a une quinzaine de personnes qui regardent la scène sans broncher. Personne ne tente de secourir ou l'enlever du milieu. Le bus fait un écart pour l'éviter et on ne s'arrête pas.



Enfin vers 14h00 nous arrivons à Siem Reap, à la fameuse gare routière qui se trouve toujours à l'autre bout du monde voir même si possible, dans le village voisin...


Le type nous attend avec une pancarte à mon nom et comme on s'y attendait avec Alix, la journée est loin d'être finie.


Avant de monter dans son tuk-tuk, on lui fait préciser cinq fois "c'est gratuit et on va où on veut"


Il est toujours "Ok!" mais quand même il tente de nous diriger sur des propositions de visites de chambres que nous lui refusons rapidement. Il se retrouve bête et alors commence un dialogue de sourd pendant dix minutes.


En faite pour mieux expliquer, je demande au chauffeur qu'il nous dépose au marché et non dans un hôtel. Et c'est ce qui le dérange car il nous dit explicitement qu'il ne pourra pas nous retrouver ensuite pour avoir sa commission et pour venir nous chercher le lendemain et tous les jours pour nous amener à Angkor Vat etc... Comme si on lui avait parlé de nous promener pendant plusieurs jours...


Alors bon il passe des coups de fils et au bout d'un moment il démarre. Il accepte de nous poser au marché. Bon on attend de voir la suite avec Alix... 5 minutes après il stop le véhicule et fait monter un type (son boss) qui me tend la main avec un grand sourire et se présente. Moi je ne lui souris pas et je ne lui tend pas la main. Je ne le connais pas et je veux pas le connaitre. Je veux aller au marché et qu'ils arrêtent de nous faire chier avec leurs business à deux francs.


Tout de suite le type est calmé mais il tente quand même de nous parler d'un hôtel pas cher pour nous. Bref on fait stopper le chauffeur et on descend du tuk-tuk qui repart dans l'autre sens.


Il est 13h00, le soleil tape fort et il nous reste plus de trois quart d'heures de marche avec les sacs mais tant pis, on préfère ça que suivre bêtement les gens. N'est pas têtu qui veut !


On rumine un peu quand même d'être descendu si tôt mais la marche nous calme rapidement. Par contre ça tape dure sur la tête et Alix est rouge fluo ! J'ai compris d'où venait le nom de famille ! :p


On arrive enfin dans Siem Reap et faisons une pause pour prendre le frais et manger un morceau avant de repartir à la recherche d'une chambre que nous trouverons juste après, tout au sud de la ville, pour 7 dollars U.S.


Une très grande chambre avec une télé et une grande salle de bain dans un hôtel très propre. Ca nous va parfaitement.


Alix est épuisée à cause de sa crève mais aussi parce qu'elle a prit chaud pendant la marche en plein cagnard. Je sais déjà qu'elle a prit une insolation mais elle ne veut pas l'avouer :)




Jeudi 04 février.


Alix est très malade, on reste du coup enfermé dans la chambre pour changer. Elle finit par admettre qu'elle a prit chaud alors enfin on peu commencer à guérir. Je l'a fais boire des litres d'eaux, l'a fais se reposer, lui rafraichit le front avec de l'eau fraiche. On finit par visiter un peu la ville en fin de journée.



Vendredi 05 février.


Alix un peu faiblarde, on glande un peu mais moi je m'impatiente. Ca fait depuis Bangkok que j'ai hâte de venir ici car c'est pour moi le point fort de l'Asie du sud-est : les ruines d'Angkor Vat, les plus célèbres ruines engloutit dans la jungle.


En fin d'après-midi on fini par sortir et on part en direction de la billetterie pour Angkor. C'est à 3 ou 4 km de Siem Reap au nord, on prend un tuk-tuk mais évidemment il a fallu que l'on tombe sur le seul type qui ne sait pas où se trouve la billetterie... Du coup on perd du temps, on tourne un peu en rond et il fini par demander son chemin... En faite il avait comprit que l'on cherchait un hôtel qui s'appelait "La billetterie d'Angkor Vat" oO



Il est 16h00 et nous sommes pressés car les temples ferment à 17h30 et il est possible d'aller voir le coucher de soleil le jour de l'achat des tickets sans avoir à se faire poinçonner le billet (le premier soir c'est gratuit)


Finalement nous arrivons et il n'y a pas foule mais quand même. Alors on peut acheter 5 types de tickets :

  • 1 journée pour 20 dollars.
  • 3 journées consécutifs pour 40 dollars.
  • 3 journées n'importe lesquelles dans la même semaine pour 40 dollars.
  • 7 journées consécutifs pour 60 dollars.
  • 7 journées n'importe lesquelles dans le même mois pour 60 dollars.

Ils impriment une photo de nous sur le billet. On a choisit comme presque tout le monde les 3 jours n'importe lesquels dans la semaine.



Après quoi, de la billetterie il faut rejoindre les temples qui sont dispersés dans le parc et ils sont à minimum 5 ou 6 km encore mais notre chauffeur de tuk-tuk s'est barré ! Mais qué boulet !


Résultat il faut qu'on trouve un moyen de rejoindre les ruines avant que ça ferme et avant qu'il fasse nuit sinon c'est dommage quand même. On se met à chercher, à demander aux autres tuk-tuk mais ils attendent leurs touristes et sont tous pleins évidemment... Un des chauffeurs me propose de revenir nous chercher pour 5 dollars... Il abuse un peu l'enfoiré.


Finalement en même pas 5 minutes, Alix nous a trouvé un moyen de locomotion ! C'est un policier :x


Il prend sa moto et nous embarque. Personne n'a de casque. On roule les cheveux aux vents, on doubles les tuk-tuk, on arrive devant Angkor Vat, c'est magnifique en arrivant. On paye le policier seulement 2 dollars pour la course, il a été super sympa :)


On traverse un pont en pierre, Angkor Vat c'est le temple khmer le plus connus au monde et à cette heure-ci encore il y a pas mal de foule mais tout le monde sort. Il est 17h30 quand nous sommes à l'intérieur des ruines, en faite on a zappé le coucher de soleil et on a profité du calme des ruines, des oiseaux de la jungle et des couleurs du soir. Un spectacle incroyable, tellement magnifique que l'appareil photo n'avait plus de batterie à ce moment là... De toute façon il aurait fallu une caméra pour retranscrire l'ambiance voir même téléporter les gens sur place !


Encore sous l'émotion, nous rentrons à pieds à Siem Reap en marchant le long de la longue route toute droite qui relie le parc à la ville. Elle mesure entre 8 et 10 km, je dirais que l'on a marché un peu moins de deux heures. Il faisait nuit noir mais il nous fallait bien ça pour nous calmer de l'excitation de la journée.



Siem Reap (prononcé "sim rip") signifie "Siamois vaincus", un nom guère diplomatique pour une ville si proche de la frontière thaïlandaise et qui évoque une bataille opposant les armées siamoises et khmères. L'empire d'Angkor comprenait autrefois une grande partie de la Thaïlande actuelle, avant que les siams ne finissent par vaincre les khmers et contrôler la province de 1794 à 1907.


Siem Reap n'était qu'un village quand les explorateurs français redécouvrirent Angkor au 19ème siècle.


Le tourisme constitue la principale ressource de la ville à l'heure actuelle. Angkor étant désormais une étape majeure sur la carte mondiale du tourisme, Siem Reap, sa base arrière, ne fait que se développer. 


Galerie : Siem Reap.



Alix & Benjamin.



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Publié à 16:59, le samedi 13 février 2010 dans j. Camboge Fevrier 2010, Siem Reap
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02/02/10 - Phnom Penh.


“Les vietnamiens font pousser le riz, les cambodgiens le regardent pousser, et les laotiens l’écoutent.” 

Dictons français de l'époque coloniale décrivant la vitalité des gens en Indochine française.



Jeudi 28 janvier.


Debout 7h00.


Nous descendons dans la rue et prenons un tuk-tuk à la fraîcheur du matin en direction de l'ambassade du royaume de Thaïlande (ouais ça péte comme ça)



Nous remplissons les formulaires et donnons deux photos d'identités puis laissons les passeports qu'ils doivent garder avec eux...


Par contre là où à Vientiane, au Laos, ça ne prenait que 24 heures, ici ça prend 4 jours ! Et évidemment on s'est débrouiller pour avoir un W.E. au milieu... On est jeudi et nous devons revenir les chercher mardi prochain.


Mais la bonne nouvelle c'est que c'est gratuit le visa thaï.


Nous rentrons au centre ville à pieds et prenons un autre chemin que la veille. Nous prenons des photos de la ville et l'a parcourons toute la matinée pour aller manger au grand marché de Phnom Penh.


L'après-midi nous visitons encore et allons au bord du lac qui se trouve au nord-ouest. Là-bas, c'est le quartier baba cool. Les prix sont cassés (je crois que j'ai vu 5 dollars la chambre) et quelques guesthouse sont situées sur pilotis. L'ambiance est toujours très "roots" mais par moment ya des coins qui font trop "squatte de hippies" quand même. Les ruelles sont minuscules et tout est fait pour que personne ne sortent du quartier :) Ya tout ! Nourriture, restaurants, bars, agence de voyages, hôtels, internet, bref une ville dans la ville.



Après quoi nous retournons en arrière puis allons vers une colline où se trouve un temple. On y retrouve des singes, un éléphant pour touriste, des statues hindous, il fait super chaud... C'est trop l'Inde !!! :)


Nous restons une bonne heure à regarder les animaux et les cambodgiens. Des fois un enfant vient mendier dans des vêtements déchirés.


Plus tard nous longeons le bras du Mékong. Bon ok c'est pas le vrai Mékong, mais un peu quand même car c'est en faite à ce niveau que le fleuve commence à se séparer pour former le delta du Mékong.


Bref il n'est pas mis en valeur ici et c'est la dernière fois que nous le verrons.


Ce fut une longue histoire entre ce fleuve et nous depuis le Yunnan.


La ville fait tout de même des efforts et il y a des travaux de rénovation de la berge. Une grande avenue longe des dizaines d'hôtels de luxes et de restaurants occidentaux. D'ailleurs un peu à l'image de l'Inde, la grande pauvreté côtoie la bourgeoisie.


En début de soirée, je veux retirer 1 millions de Riels cambodgienne (la monnaie du pays) mais le distributeur refuse. Je change d'appareil et tente de retirer 4 000 riels mais cette fois-ci il veut me prendre une taxe de 40 dollars U.S. pour le retrait ?!!!


Je comprend rien alors je change encore une fois et c'est alors que je m'aperçois que l'on ne peut retirer que des dollars américain ! En faite j'avais essayé de retirer 1 millions puis 4 000 dollars oO et je ne m'étais pas rendu compte. Heureusement que j'avais annulé l'opération....


Pour expliquer la raison c'est qu'en faite au Cambodge, les khmers rouges avaient fait disparaitre la monnaie du pays et cela fait donc seulement une trentaine d'année que le Cambodge possède sa monnaie mais pour s'en sortir ils ont rapidement accepter les dollars américains pour faciliter les investissements et à l'heure actuelle le dollars américain est la grosse monnaie du pays.



On paye tout en dollars ici, hôtel, bus, nourriture, souvenirs et lorsque le marchand doit rendre de la monnaie sur moins de 1 dollars, il l'a rend en Riels cambodgienne. Le pays possède donc deux monnaies différentes qu'il faut rapidement apprendre à maitriser pour ne pas trop se faire avoir car sinon tout coûte 1 dollars ici, de la course de tuk-tuk à la glace à la vanille, la bouteille d'eau, la carte postale et j'en passe alors qu'en réalité c'est quelques centaines de Riels.


1€ équivaut à environ 6 000 Riels.

1$ équivaut à environ 4 200 Riels.

1€ équivaut à environ 1,3 $. 


Donc dans les distributeurs nous pouvons retirer uniquement des dollars américain.


Le soir nous allons manger dans un restaurant khmer et je prend un des plats nationaux, le amok. C'est un poisson cuit au four avec des morceaux de bananes, du citron, du piment et le tout dans une grande feuille de bananier.


C'est pas mauvais mais je n'ai pas ressenti le goût de la banane et surtout, comme souvent, le plat à la taille d'une pomme de terre... Pas de quoi nourrir un "Ben" quoi !


Nous rentrons à notre hôtel de nuit ce qui veut dire ici, dans le noir complet pour certaines ruelles. Comme en Inde quoi :)




Vendredi 29 janvier.


Nous passons la journée à la bibliothèque du centre culturelle français. C'est climatisé et ça nous permet de prendre le frais tout en prenant des nouvelles du monde.


Et quelles nouvelles d'ailleurs ! Je regrette presque de m'y être intéressé...

  • Malheureusement pour Haïti, ils souffrent encore d'un tremblement de terre et encore une fois tout l'occident joue à celui qui alignera le plus gros milliards de dollars pour les aider.
  • Aux Etats-Unis d'Amérique, le président Obama doit prouver qu'il est américain, aux américains... Les gens ont peur du président noir car il fait du social ! Ils ont peur du retour des communistes ! Des partis politiques anti-Obama, pro-blancs et nazi bourgeonnent un peu partout aux U.S.A. et ils croient même que le réchauffement climatique n'est qu'un moyen de leur faire payer des taxes en plus. Ils mettent tout sur le dos de leur président et celui-ci devrait s'inquiéter sérieusement si il ne veut pas devenir le prochain Kennedy...
  • Israël continue son mur et consolide ainsi son propre camp d'internement...
  • L'Union Européenne galère avec plus de la moitié des pays en alerte financière. Les injections de milliards d'€ pour aider les pays s'enchainent. On est bien loin des objectifs économiques à présenter pour rentrer dans l'U.E....
  • La France est toute enneigée ! Ca enfin c'est drôle ! Biarritz sous la neige c'est fou :)
  • La France encore ! Parait que le gouvernement veut enlever la matière "Histoire" du cursus obligatoire des sections scientifique au lycée... Bien entendu, il n'est pas nécessaire de connaître la date d'Hiroshima pour savoir appuyer sur un bouton rouge.
  • Il fait -50°C en Mongolie ! Beaucoup de bétails sont morts de froid, la famine guette certaines familles nomades...
  • La Chine, toujours expansionniste, à enfin débloqué les accords avec Moscou pour envahir la si belle Sibérie et piller les ressources naturelles. De même, les pays d'Afrique noire n'étant pas soutenu par le reste du monde, ils se sont tout simplement tournés vers Pékin qui accepte tout le monde sous son aile du moment qu'ils peuvent envoyer des chinois par milliers... La province rebelle de Taïwan a accepté d'acheter des armes aux U.S.A. sans le consentement de Pékin. Des tensions persistent entre la Chine et les U.S.A.

Déprimant ce monde ! Je préfère encore remettre la tête dans le guidon et avoir à faire à nos bons vieux rabatteurs asiatiques.


Pour le moment, les cambodgiens nous donnent une assez bonne impression. Les gens sont souriants et chaleureux. On retrouve une certaine tranquillité comme au Laos au point qu'ils font le même sport national ! La sieste dans le tuk-tuk.


Et au moment où l'on passe avec Alix à côté d'eux, ils lèvent une main molle pour nous interpeller et lance un timide "Tuk-tuk?" pour proposer leurs services. Au moins ils sont pas usant ici :)




Samedi 30 janvier.


Le chat de l'hôtel est rentré dans la chambre et dormait avec nous dans le lit. Il m'a fait trop peur quand je me suis réveillé durant la nuit, chatouillé par des poils... Il faisait mine qu'on ne le verrait pas. J'ai quand même fini par le mettre dehors, faut pas exagérer. Alix le trouvait mignon, elle l'aurait laissé là.


Journée glandouille. Le temps va être long à Phnom Penh jusqu'à Mardi.



Dimanche 31 janvier.


Journée glandage, café internet.


Dans les rues nous rencontrons énormément d'enfants et de personnes mal formées ou des gens meurtris à cause des mines antipersonnel qui sont encore extrêmement nombreuses dans le pays. C'est vraiment moche à voir...


Le pire c'est que même si l'on se croit fort, inhumain, insensible et au-dessus de tout ça, et bien on a quand même un gros frisson de peur lorsque l'on croise certaines personnes. Une peur qui nous fait baisser les yeux devant le regard de ces cambodgiens aux visages difformes. On ose pas les regarder dans les yeux et nous préférons les ignorer. Nous sommes tout aussi moche...


J'ai pris sur moi et j'ai essayer de soutenir le regard de l'un d'eux. C'est impossible à expliquer ce genre de moment. Après quoi j'ai suivis le jeune homme du regard et j'ai observé les autres passants.


Personne, vraiment personne, n'a regardé le type. L'indifférence la plus totale. Même les locaux ne leur prête pas attention. Je demandais à Alix, qui peut bien les regarder dans les yeux ces gens là ? C'est inimaginable comme vie. Ca nous a laissé un goût amer, un peu choqué.




Lundi 01 février.


Nous baladons en ville et mangeons dans un restaurant qui forme des jeunes cambodgiens à la cuisine pour leur donner du travail ensuite. C'est un restaurant français appelé "Le restau du coin" ou "On the corner" in inglish...


La salade périgourdine y est excellente !?



Mardi 02 février.


Enfin le grand jour ! Nous nous rendons à l'ambassade aux alentours de 15h00 pour récupérer nos passeports. On vérifie le visa, on a nos deux mois tous les deux, tout est parfait. On va pouvoir partir d'ici et rejoindre Siem Reap le lendemain enfin.


Nous achetons nos billets de bus à l'hôtel qui fait un peu agence aussi.


On a décidé de zapper tout un bout du Cambodge car nous souhaitons visiter Angkor Vat et rapidement rejoindre la Thaïlande. L'appel des plages et du farniente se fait de plus en plus fort.


Bref nous payons 5 dollars U.S. chacun et le prix comprend le transport jusqu'à la gare routière demain matin, le bus local jusqu'à Siem Reap et d'après le type, le tuk-tuk de la gare routière de Siem Reap jusqu'au centre ville. Là c'est marqué en gras dans tous les guides de voyageurs mais c'est pour nous une évidence, le service du tuk-tuk à Siem Reap est une escroquerie.


Pour tester l'honnêteté du type on l'interroge. On demande de préciser pour le tuk-tuk. On lui fait préciser que l'on pourra aller où l'on veut. Pas envie de faire le tour des hôtels du chauffeur, pas envie de payer de commission. Bref le type nous passe cent fois la pommade.


Nous savons pertinemment qu'il ment. Il va vendre notre nom de famille à un type de Siem Reap qui va vouloir nous emmener dans un hôtel de son choix pour toucher une belle comm.



Suite de l'histoire du Cambodge.


Finalement les khmers rouges et les Viêt-Cong contrôlent la moitié du pays et en 1970, le symbole national, Angkor Vat, est prit par les vietnamiens.


Bref c'est la pagaille et les américains utilisent les gros moyens en bombardant le pays avec des B-52 et il est dit que durant cette campagne qui dura 4 ans, il y eu plus de bombes larguées dans le petit pays du Cambodge que pendant la Seconde guerre mondiale, tous pays confondus.... 250 000 cambodgiens, communistes ou pas, périrent.


Les familles paysannes se révoltèrent contre les Etats-Unis et les khmers rouges n'eurent aucun mal à recruter encore et encore tout en contribuant à la cruauté du régime.


Le général Lon Nol perd toute crédibilité auprès du pays et fuit Phnom Penh, laissant le prince et cousin du roi au pouvoir. Celui-ci refusa de partir et aurait écrit à l'ambassadeur américain :


"Je ne peux m'enfuir aussi lâchement... Ma seule erreur a été de croire en vous, les Américains."


Deux semaines après la chute de Saïgon, les khmers rouges entrent dans Phnom Penh avec à sa tête un dénommé Pol Pot.


La révolution khmère rouge peut commencer...


L'organisation entama la restructuration la plus brutale et la plus radicale qu'une société ait jamais tentée. Objectif : révolution absolue afin de transformer le pays en une coopérative agricole dominée par les paysans.


Quelques jours suffirent pour vider la capitale et les villes de provinces de tous leurs habitants, malades, vieillards, infirmes... Les khmers rouges les obligèrent à rejoindre à pied la campagne pour travailler comme des esclaves 12 à 15 heures par jour. Toute rébellion ou ne serait-ce une désobéissance entrainait une exécution immédiate.


Pol Pot qui avait rejoint Pékin en 1966, au plus fort de la révolution culturelle chinoise fut très inspiré par l'expérience et poussa les khmers rouges encore plus loin que les gardes rouges chinois dans leur tentative de rompre tout lien avec le passé.


L'avènement des khmers rouges en 1975, fut proclamée l'an zéro, la monnaie fut supprimée, les services postaux interrompus et le pays fut couper du monde extérieur.


Au yeux de Pol Pot, les khmers rouges n'étaient qu'encore qu'un ensemble de factions qu'il fallait épurer. Et ceci commença par l'élimination des khmers rouges formés par les vietnamiens et des partisans de Sihanouk. La violence de Pol Pot s'exerça donc d'abord contre les représentants de l'ancien régime et tous les hauts dignitaires et militaires du régime de Lon Nol furent exécutés.


Puis Pol Pot "purifia" le peuple, faisant des milliers de victimes.


3 millions de mort après, le régime khmer rouge avait perdu tout crédit vis-à-vis des cambodgiens mais personne n'avais assez d'énergie pour combattre, à l'exception des vietnamiens.


Les khmers rouges provoquèrent une série d'affrontements frontaliers avec le Vietnam pour réclamer le delta du Mékong, autrefois partie intégrante de l'empire khmer.


Finalement le Vietnam envahit le Cambodge en 1978 et reprend Phnom Penh. Les khmers rouges fuient devant les chars et se réfugient dans la jungle de l'ouest du pays, à la frontière thaïlandaise.


Les vietnamiens installèrent un nouveau gouvernement à Phnom Penh, ce qui dérangea les dirigeants chinois (protecteurs des khmers rouges) et en représailles, la Chine s'attaque à la frontière nord du Vietnam avant d'être humilié au bout d'une quinzaine de jours.


Nous sommes en 1980 et le Cambodge se retrouve alors intégré au bloc de l'est à cause du gouvernement mis en place par les vietnamiens.


Nous sommes en 1980 et les britanniques créé un camp de formation à la pose des mines antipersonel, caché dans la jungle malaise. Les khmers rouges de Pol Pot profitent de ces formations pour utiliser leurs nouvelles compétences afin d'intimider et de terroriser le peuple cambodgien (et le Vietnam, mais on est toujours en territoire cambodgien...)


Les Etats-Unis octroient une aide faramineuse à la coalition dominée par les khmers rouges (afin d'éradiquer les communistes vietnamiens...)


Les vietnamiens se mettent aussi à poser des engins explosifs et créés le plus grand champ de mines aantipersonel au monde, le K-5, qui s'étend du golfe de Thaïlande à la frontière du Laos... Les cambodgiens sont envoyés dans les forêts pour déblayer les routes afin d'éviter des embuscades.


Les khmers rouges ne sont plus au pouvoir mais les années 1980 sont toutes aussi terribles que la décennie précédente...


Bref lors de la chute de la guerre froide, les vietnamiens quittèrent le Cambodge afin de gérer leurs problèmes internes et les khmers rouges reprirent de plus belles jusqu'à trouver un terrain d'entente avec l'ONU et Phnom Penh. La mort de Pol Pot en 1998 marqua tout de même la fin d'un cauchemar (et d'une idole pour certains) et aujourd'hui le pays souffre toujours de la corruption et de la pauvreté.


Son histoire récente reste complexe :) 


Galerie : Phnom Penh.



Alix & Benjamin.



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Publié à 15:34, le samedi 13 février 2010 dans j. Camboge Fevrier 2010, Phnom Penh
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27/01/10 - Go Cambodge.


"Le Cambodge ressemble à une star adolescente : tout le monde veut en tirer parti, sans toujours se soucier de son bien."

Lonely Planet.



Mercredi 27 janvier.


Debout 6h30, Saïgon.


Notre bus arrive à 7h10 devant l'agence touristique. On a payé 9 dollars U.S. chacun.


Nous chargeons les sacs dans une soute près des toilettes, c'est un grand bus. Le type qui boss avec le chauffeur souhaite que nous lui donnions nos passeports car il s'occupe de faire tamponner la sortie de territoire et nous propose de s'occuper des visas cambodgiens aussi en échange de 25 dollars U.S. par visa. Sachant que le visa coûte 20 dollars, nous refusons et préférons nous débrouiller nous même.



Il proposera son service à tous les autres touristes et vous savez quoi ? Bah ya que nous qui avons refusé ! On s'est encore fait remarquer... Pourtant c'est gros comme une maison cette fois-ci mais les gens se foutent totalement de payer 5 dollars de plus apparemment. Faut pas s'étonner qu'après ça soit de l'abus sur les prix afficher aux touristes encore une fois.


Bref le bus sort de Saïgon et nous roulons une heure en direction de la frontière.


Il est 9h00 quand nous arrivons à celle-ci et le type sort donc faire tamponner tous les passeports mais on le suit avec Alix (il croit pas pouvoir se barrer comme ça avec nous :p)


Après le tampon de sortie il nous rend nos documents et nous avançons côté cambodgien.


Là, nous nous présentons au guichet et il y a un panneau qui indique en gros : Visa touristique = 20 dollars.


Les autres touristes commencent à faire la gueule. Et nous on remplit les papiers, donnons notre photo, payons la somme, emballé c'est pesé.



Lors de la remontée dans le bus, quelques uns demandent des comptes au type du bus qu'il leur fait du blabla pour les 5 dollars. En même temps ils ont été idiots ce coup-ci et le type a bien réussi son coup (5 dollars multipliés par 10 personnes dans sa poche)


Les paysages commencent à changer à l'extérieur, les gens aussi... Le Cambodge c'est un pays tout ce qui a de plus plat et on voit très loin quand il n'y a pas d'arbres.


Les gens sont de peaux mâtes, des traits plus grossier qu'au Vietnam et nous n'avons pas besoin de bien longtemps pour remarquer que le pays souffre beaucoup plus de la pauvreté.


Le bus traverse une fois le Mékong sur un bac pour rejoindre Phnom Penh où nous arrivons pour 13h00 d'ailleurs. Le chauffeur ne va pas à la gare routière (du moins ce qui y ressemble le plus) mais s'arrête devant l'entrée d'un hôtel qui est dans le business avec l'agence de Saïgon.


Sur tous les touristes que nous sommes, bien la moitié n'irons même pas voir plus loin que le bout de la rue alors c'est tout bénef pour eux encore une fois. Saleté de touristes en short !


Nan j'rigole, je porte moi même le short. :)



Nous sortons du bus et on récupère vite nos sacs qui sont jetés par terre à même la rue. Ya foule à notre sortie, rabatteurs, services hôteliers, touristes. Déjà on se fait évidemment harceler pour des chambres "cheap ! cheap ! cheap !" mais nous ne donnons pas suite à leurs propositions, le temps de refaire nos bagages et les mettre sur le dos.


Vu que je répond pas à ce qu'il me dit, un cambodgien qui fait le coq au milieu de ses copains nous interpelle en anglais et lorsqu'il voit le drapeau français que j'ai coud sur mon sac, il balance sous notre nez "French are not friendly. Not friendly!"


En gros "les français ne sont pas amicaux" et je lui jette donc un sale regard pour le faire taire.


Après quoi au moment de partir, il se permet tout de même de nous adresser la parole pour nous proposer un service auquel je lui répond que nous ne sommes pas amicaux. Alix me reprend directement, elle ne veut pas que l'on commence à se mettre des gens à dos.


Nous quittons le nid de vipères et, carte à la main, nous avançons dans Phnom Penh sous une chaleur étouffante. Je repère rapidement les artères de la ville, c'est assez facile pour s'y retrouver grâce aux temples etc...


Les rues n'ont pas de nom mais des numéros.



Après tout de même une petite heure de marche nous stoppons dans un des hôtels que j'avais noté en plein centre ville. La chambre est à 10 dollars et j'arrive à baisser à 9 dollars pour trois nuits. Nous avons la télé, une salle d'eau et une vue sur Phnom Penh depuis les toits. Nous sommes au sommet de l'immeuble donc on a de l'air qui passe heureusement car il fait vraiment très chaud et nous n'avons plus l'habitude.


Histoire de repérer les lieux, nous partons à pieds en direction de l'ambassade de Thaïlande car nous souhaitons avoir 2 mois de visa (si on le prend à la frontière terrestre c'est seulement 15 jours, 1 mois en arrivant par avion)


C'est plus loin que prévu et on met une bonne heure pour y arriver. Bon évidemment à 16h00 il n'est pas possible de lancer les démarches de visa mais nous voulions connaître les horaires.


Pendant la promenade nous aurons quand même pu apercevoir de très beaux temples khmers mais aussi beaucoup de pauvreté. D'ailleurs Phnom Penh possède un arrière goût de l'Inde avec les odeurs, le style un peu hindou, la pauvreté mais sans les vaches sacrées :)


Le soir nous sommes vannés et nous dormons comme des loirs.



Le royaume du Cambodge (ou plus communément appelé ici "le pays des Khmers") est l'état successeur du grand empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régne sur la majorité de l'Asie du sud-est entre le 11ème et le 14ème siècle.


Les cambodgiens se nomment eux mêmes les khmers et sont, à notre époque, pour la plus grand majorité d'entre eux, de religion bouddhiste.


Géographiquement parlant, le Cambodge est un pays très plat et se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. Ceci a pour conséquence d'inonder le pays à la saison des pluies, le fleuve Mékong se renversant dans les plaines et s'écoulant vers le lac Tonlé Sap, ce qui augmente considérablement sa superficie.


Selon la légende, le Cambodge naquit de l'union d'une princesse et d'un étranger, un indien brahmane nommé Kaundinya. La princesse était la fille d'un roi dragon qui régnait sur une terre recouverte par les eaux. Un jour, alors que Kaundinya passait en bateau, la princesse vint à sa rencontre à bord d'une barque, Kaundinya tira une flèche de son arc magique dans le bateau de la princesse qui, effrayée, accepta de l'épouser. Pour constituer la dot de sa fille, le roi dragon but les eaux qui recouvraient son pays et l'offrit à Kaundinya. Le nouveau royaume fut appelé Kambuja.


Cette légende évoque bien les racines culturelles du Cambodge et notamment ses relations avec le sous-continent indien (à partir de 100 après J.C.) qui inspira la région en matière de religion et d'écriture principalement.


Je reviendrai plus tard sur l'ascension du puissant empire khmer mais il faut savoir tout de même qu'à l'image des romains chez nous, les khmers construisirent un immense réseau routier pour relier les différentes villes et surtout se développa grâce à la maitrise de la canalisation de l'eau qu'ils savaient stocker pendant la mousson et libérer durant les grosses chaleurs. C'est d'ailleurs aussi à cause de l'eau que l'empire d'Angkor déclina des centaines d'années plus tard (nous sommes en 1431 et le royaume siam d'Ayutthaya en Thaïlande prend sa revanche)


A cette même époque la capitale khmer fut abandonnée au profit d'une nouvelle cité plus à l'est, plus proche du fleuve : Phnom Penh.


Du 15ème au 19ème siècle, le Cambodge est dirigé par des rois faibles qui demandèrent la protection des royaumes de Thaïlande ou du Vietnam. Ce sont finalement les seigneurs Nguyen, du Vietnam sud, qui soutinrent les khmers et leur permirent de s'installer dans le delta du Mékong (aujourd'hui région de Saïgon)


A l'ouest les siams s'approprièrent les provinces jusqu'à Siem Reap (où se trouvait le cœur de l'empire khmer : Angkor Vat) et étendirent leur influence jusqu'à faire couronner un roi cambodgien à Bangkok et le faire placer sur le trône à l'aide de l'armée thaï.


Le Cambodge réussira à garder quelque peu son identité malgré tout au 18ème siècle, pendant que le royaume siam se bat contre les birmans et que les vietnamiens se déchirent entre eux.


Cependant jusqu'à l'arrivée des français, le Cambodge est tiraillé entre ces deux puissants voisins.


En 1864, les canonnières françaises calment le jeu en Asie du sud-est. Le roi cambodgien se réfugie sous la protection de cette nouvelle puissance étrangère. Le Cambodge entre sous protectorat français.


Comme on le sait, les français au début ne savent pas vraiment quoi faire avec leur Indochine. Surtout que leurs intérêts au Cambodge sont négligeables à côté de leurs intérêts coloniaux au Vietnam. Ceci dit ils feront en sorte que le trône soit maintenu puis quelques années après, s'intéressèrent un peu plus à la gestion du pays.


Bref ça ne se passe pas très bien tout le temps mais la monarchie et les administrations du Cambodge comprennent les avantages de la présence française.


Au début du 20ème siècle du coup, la France obtint de la Thaïlande, la restitution des provinces de l'ouest (Angkor Vat principalement) en échange de territoire laotien. C'est ainsi que les frontières des pays d'Asie du sud-est furent délibérées.


Cependant durant la Seconde guerre mondial, le Japon occupe toute la majeur partie de l'Asie, la Thaïlande, le Cambodge n'y échappent pas. Toute la région ouest du Cambodge est encore une fois concédé à la Thaïlande, alors alliés des nippons. Heureusement à la fin de la guerre, en 1947, le Cambodge retrouve ses provinces.


Bref c'est le chaos en Europe et le temps de se retourner, la France se retrouve en plein conflit avec les vietnamiens (massacre de Dien Bien Phu etc...) La guerre d'Indochine commence puis s'en suit la guerre du Vietnam avec les Américains qui s'enlisent...


La tension monte tellement fort en Asie du sud-est que la guerre fini par déborder dans les pays voisins.


A cette époque là, le roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, qui craint les communistes vietnamiens mais aussi les Etats-Unis dont il se méfie et dont la Thaïlande et le sud Vietnam sont alliés, est obligé de proclamer la neutralité de son pays pour écarter les dangers et refusa toute aide des Etats-Unis qui avait bien financé l'armée cambodgienne.



Après quoi le roi eu peur et se persuada que les Etats-Unis complotaient contre lui et la famille royale, ce qui l'obligea à rompre les relations diplomatiques avec Washington et il se tourna vers le Nord-Vietnam et la Chine...


Il prit partit dans la guerre du Vietnam en acceptant que le Viêt-Cong utilise le territoire cambodgien pour lutter contre les américains. Une décision très dangereuse évidemment.


Tout ceci conduira a une guerre civile dans le pays car peu de gens instruits n'approuvent le choix du roi. Sihanouk, partit en voyage en France, fut destitué durant son absence avec le consentement des Etats-Unis par le général Lon Nol qui prit le pouvoir à sa place.


A son retour Sihanouk s'installa à Pékin où il forma un gouvernement en exil avec un mouvement révolutionnaire cambodgien qu'il nomma : khmer rouge.


A cette époque là, le mouvement khmer rouge au Cambodge, profite du soutient du roi pour attirer de nouvelles recrues au sein de leur organisation. Beaucoup d'entre eux n'ont aucunes idées de qui sont Mao Tsé-toung, les Gardes Rouges ou Marx ni pourquoi ils vont se battre et croient juste défendre leur roi.


Entre temps, Lon Nol lance un ultimatum aux communistes vietnamiens, leur ordonnant de se retirer. Cet ultimatum fut prit comme une déclaration de guerre, surtout qu'à présent le Viêt-Cong possédait des voies de communication vitales reliant le Laos au Vietnam, via le Cambodge...


Résultat des courses, les forces américaines et sud-vietnamiennes envahissent le Cambodge pour chasser les milliers de soldats Viêt-Cong ce qui provoqua par la même occasion, une pénétration accrue des communistes vietnamiens dans le pays et donc fragilisa encore plus ce que le général Lon Nol essayait de faire...


suite au prochain article... 



Alix & Benjamin.



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Publié à 14:50, le samedi 13 février 2010 dans j. Camboge Fevrier 2010, Phnom Penh
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