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03/04/10 - Lac Toba.


Samedi 03 avril.


On passe la nuit dans le bus comme on peut mais à 4h30 on s'arrête dans un bled paumé. Il fait encore nuit mais il y a de l'agitation dans les rues dégueulasses et nauséabondes. Le type nous dit que c'est le terminus, il ne va pas plus loin. Sur le coup on commence un peu à cogiter car on a payé pour rejoindre la ville de Parapat sur les bords du lac Toba et on y est pas c'est certain...


Les provisions pour l'île Samosir sur le lac Toba.

Heureusement, un indonésien qui voyageait avec nous, nous voit tourner un peu en rond et vient nous expliquer la situation. D'ici, le prochain bus s'en va pour Medan et nous avons besoin de changer de véhicule pour continuer vers Parapat mais sans payer de tickets supplémentaire car c'est comprit dans ce qu'on a déjà payé à Dumaï. Il traduit tout ça à un type qui bosse sur place et ce type là nous amène un peu plus loin dans la rue sombre pour nous faire patienter.


On y voit que dalle et on attend debout devant une échoppe éclairée par une fin de bougie vacillante et un type balafré qui à l'air de siroter un thé... On pose deux secondes nos sacs à l'endroit qui parait être le moins sale possible et attendons l'arrivée de notre prochain véhicule. Hormis la bougie et les phares des motos ou des voitures qui passent, on y voit rien du tout et on se croirait dans une ruelle du moyen-âge avec les odeurs d'urines, de déchets etc...


Enfin après quelques minutes, un minibus arrive, ils appellent ça un bémo ici. Le type avec nous paye le chauffeur à notre place et on balance les sacs sur le toit. Deux personnes montent à bord, nous aussi et puis bah on attend encore...


A l'intérieur, ça pue l'excrément. Sérieux ça donne envie de vomir et pourtant on est pas des chochottes habituellement mais là c'est une infection...


Les toitures typiques des Bataks, l'ethnie vivant à Toba.

Vers 6h00 il commence à pleuvoir et on a toujours pas bougé. Personne ne parle anglais et on attend certainement d'être plein pour partir. Vous voyez le genre quoi...


Du coup je sors pour couvrir les sacs qui sont sur le toit du véhicule. Le soleil se lève et le ciel s'éclaircie doucement, on y voit à peine mieux mais je remarque que j'ai un truc collé sur le pantalon au niveau de la fesse... Je touche, c'est humide, je sens : c'est de la merde... :'(


Je le dis à Alix et grâce à mon briquet je vérifie mon fauteuil. Il y en a partout, je l'ai bien étalé en plus... Mais elle ne vient pas de là. En regardant mieux on remarque que c'est le petit sac à dos d'Alix qui en fou partout... C'est horrible. Du coup on sort le sac, on nettoie comme on peu la banquette, on frotte mon pantalon, on frotte le sac mais bon, on a pas d'eau, on y voit rien et on s'en fou partout...


Malgré tout on enlève le maximum avant de retourner dans le véhicule pour empester tout le monde.


On est dégouté sur le coup LOL


Dehors il pleut, il est 6h30 du mat', on pue le caca et on est fatigué comme tout.



Enfin vers 7h00, le minibus est plein à craquer, les gens se sont entassés comme des animaux et on a laissé une place entre Alix et moi pour un heureux gagnant qui se paye un beau morceau de crotte encore collé qu'on avait pas vu sur le dossier devant lui. Ca ne l'a pas gêné, il l'a essuyer avec sa main sans le faire exprès. Après quoi il dormait.


8h30, on arrive à Ajibata au bord de l'immense lac Toba. Tout le monde descend mais heureusement pour nous encore une fois, un badaud nous demande où l'on va et nous indique que ça n'est pas le bon port d'embarquement pour rejoindre l'île Samosir. Du coup on le répète au chauffeur qui se fait expliquer le truc par notre badaud et on repart en direction de Parapat cette fois-ci.


9h00 on est au bon endroit, on descend du van, on avance vers le seul et unique embarcadère, il y a deux bateaux accostés mais les indonésiens nous montre celui qu'il faut prendre, apparemment ils ont l'habitude de voir des touristes.


On monte à l'intérieur et surprise, ya des blancs... Pas beaucoup, juste un couple, un vieux routard et un canadien.


Un type nous accueil et commence à nous tchatcher pour nous vendre une chambre en arrivant sur l'île. On aime pas ça avec Alix mais de 140 000 Rupiahs on passe à 70 000 Rupiahs Indonésienne et vu notre état de fatigue et notre caca sur le pantalon on lui répond qu'on verra ça une fois sur place.


9h15 par là, le bateau quitte Parapat. On traverse Toba, l'eau est de couleur noire, on dirait que l'on flotte sur de l'huile. La caldeira est immense et on voit à perte de vue les falaises verticales qui l'a délimite. Durant le trajet, un gamin vient pour prendre l'argent. C'est 7 000 par personne la traversée.


Notre rabatteur d'hôtel nous gonfle à vouloir nous forcer à aller là où il veut et nous répète sans cesse qu'il faut qu'on descende avec lui de l'autre côté de la petite péninsule appelée Tuk-tuk car son hôtel se situe de l'autre côté. En effet le bateau fait le taxi et s'arrête à chaque ponton de chaque hôtel à partir du moment où on lui fait signe.


Au premier arrêt, on décharge pleins de caisses de nourritures, légumes, fruits, bouteilles. Des enfants jouent tout nu depuis le ponton et sautent dans l'eau pour aller chercher au fond du lac une pièce de 500 Roupies qu'un type leur à jeté. Comme Jacques Mayol en Sicile :o)


Après trois ou quatre arrêts, on arrive enfin au Samosir Cottage, un truc luxueux, on se sent mal du coup car on a pas trop l'habitude de ça... En descendant du bateau on monte des escaliers pour arriver à l'accueil de l'hôtel. En passant je jette un œil aux chambres, elles sont toutes pareilles, grandes, propres, pas sophistiquées mais ya le principal avec douche et petit balcon.


Une statue Batak. 

Il est 10h00 et évidemment aucunes chambres n'est libre tout de suite, le check out est à midi et il nous faut attendre que les touristes chinois quittent la chambre. On va prendre un petit déjeuner en attendant, il est clairement plus cher que les repas qu'on a fait jusqu'à présent (70 000 pour deux) mais il est vraiment très bon et très copieux. Omelette avec bacon, tomates, toast, beurre, confiture, jus d'orange avec de vrais oranges et du thé.


Il est 11h00 et on patiente toujours, on est crevé mais surtout j'hésite pour qu'on se barre et chercher quelque chose de moins cher. Vu la qualité de l'hôtel et le prix annoncé, on doit bien pouvoir trouver un truc à 35 000 ou 40 000 Rupiahs en négociant bien. Seulement Alix ne se sent pas de bouger et préfère attendre ici.


A midi, je cherche le type pour lui demander si c'est bon mais les chinois ne sont pas encore sortit... 12h30 les chinois sortent leurs museaux. Ils mettent 20 minutes à sortir leurs 5 bagages chacun....


13h00 je demande si c'est bon pour la chambre mais toujours pas. Ca commence à m'agacer cette histoire. Ils doivent nettoyer et ranger.


14h00 enfin, après lui avoir demandé, parce qu'il ne serait pas venu nous voir sinon, on peut s'y installer. En priorité on nettoie le sac d'Alix et nos fringues puis je l'abandonne là pour faire un tour dans Tuk-tuk (c'est le nom du bout d'île où nous sommes) pour prendre des photos.


Mon premier sentiment en arrivant était la déception car je n'imaginais vraiment pas que Sumatra pouvait avoir autant de resort que ça. C'est une des îles les plus sauvages d'Indonésie. Mais le tourisme a quand même réussi à s'installer au fin fond du trou du monde. En réalité, personne ne vient depuis Dumaï car c'est beaucoup trop long pour les fesses de nos petits chinois. La majorité qu'on croise à Toba arrivent de Medan en bus. Ils ont soit prit un bateau depuis la Malaisie soit un avion pour rejoindre Medan. Ce qui réduit de 3/4 le temps de trajet forcément...


Du coup, j'ai l'impression qu'on s'est fait chier à venir ici dans un coin perdu, pour rien.


Mais heureusement, comme c'est souvent le cas d'ailleurs, les touristes restent dans le même secteur et dès qu'on sort du périmètre, on peut enfin profiter.


La différence est flagrante car les gens n'ont plus rien à voir non plus. La Thaïlande se fait surnommer "le pays du sourire" mais quand on voit ses voisins proches elle fait pâle figure au niveau de l'accueil. Le Laos, le Cambodge, la Malaisie et même l'Indonésie devraient pouvoir tout autant profiter du titr de "pays du sourire"


En me baladant je remarque que les toits des maisons sont vraiment étranges, on se croirait sur une autre planète. Je passe devant des habitations en bois et en taule pourrie avec quand même une télévision 16/9 plasma à l'intérieur.


Les paraboles pointent toutes vers le ciel verticalement ce qui prouve qu'on est bien sur l'équateur car dans l'hémisphère nord les paraboles satellites pointent vers le sud et dans l'hémisphère sud elles pointent vers le nord.


Les couleurs du pays sont magnifiques, j'aime les nuages noirs qui se profilent à l'horizon avec la lumière du soleil sur les rizières. Les contrastes sont vraiment intéressant pour des amateurs de peinture ou de photo. J'essaye de m'appliquer pour en faire des belles mais c'est difficile pour moi car la lumière change constamment et il faut souvent changer les réglages.


Décoration d'une toiture de maison. 

Après mon tour je retourne dans le village à touristes et me renseigne sur la possibilité de rejoindre l'île de Java ou Jakarta en bus depuis ici et franchement je n'y crois pas trop vu la distance à traverser.


Le type de notre hôtel resort formidable est tout content lorsque je lui explique mon objectif car il va pouvoir nous vendre des billets mais il ne propose que des billets d'avion depuis Medan, ce que je refuse net. Il ne comprend pas pourquoi je m'obstine à vouloir prendre un bus car il n'y en a pas d'après lui mais j'insiste et à ce moment là, comme par enchantement, je ne l'intéresse plus et il me tape l'ignore...


Pas de soucis, je fais 50 mètres et m'adresse à une agence de transport juste à côté. Je demande sans trop y croire encore une fois mais la fille me dit que ça doit être possible. Elle appelle un type au téléphone à Parapat et celui-ci lui répond que cela dure 2 nuits et 3 jours mais que c'est possible en effet.


Tout content, je dis BANCO. On va rigoler avec plus de 48 heures de bus.


C'est 450 000 Rupiahs par personne quand même pour avoir un bus climatisé avec toilette. Il est censé faire dix arrêts durant le trajet ce qui fait environ une pause toutes les cinq heures en gros...


Je réserve les billets pour le 5 avril et en revenant à l'hôtel, le type me surveillait et me répète que je peux passer par lui pour acheter des tickets d'avion si je veux mais je lui tape l'ignore à mon tour.


Le soir avec Alix on va manger au Marco Polo Café, c'est un petit restaurant chez l'habitant comme c'est souvent le cas et tenu par une famille vraiment sympathique. On prend du poisson avec sauce tomate-chili, du riz et du poulet satay qui est du poulet en brochette avec une sauce chili mélangé à du sucre, des cacahouètes et un autre ingrédient que la fille n'a pas réussi à nous faire comprendre.


On s'explose le ventre tellement ya la quantité et c'est super bon. On paye 59 000 Rupiahs avec deux coca. C'est moins cher que nos deux petit déjeuner à l'hôtel resort.


On est à l'équateur mais la température à Toba est la même qu'en été dans les Alpes. Il fait chaud au soleil mais très frais à l'ombre et le soir il fait froid, on a ressortit les polaires et on dort avec une couverture en laine.


Sa majesté Toba.

L'Indonésie fait partit de la Ceinture de Feu du Pacifique qui correspond à l'alignement de volcans qui bordent l'océan Pacifique sur la majeure partie de son pourtour qui fait presque 40 000 km. Elle part de Nouvelle-Zélande, passe par le Vanuatu, prend toute l'Indonésie, les Philippines, le Japon, les îles Kouriles de Russie, l'Alaska, l'ouest des Etats-Unis, l'Amérique centrale puis les Andes. Cet alignement de volcans coïncide toujours avec la limite des plaques tectoniques et des failles océaniques. D'ailleurs la faille Marianne, la plus profonde sur Terre, se trouve au large de l'Indonésie, pas loin des Philippines et fait plus de 11 000 m de profondeur sous le niveau de la mer.


Le lac Toba est l'un des résultats de l'activité des profondeurs de la planète. Avant de devenir cette étendue d'eau, Toba était surtout un volcan gigantesque. Un super-volcan comme on pourrait l'appeler aujourd'hui. A l'époque où Toba entra en éruption (c'était il y a plus de 70 000 ans) les scientifiques pensent qu'il affecta grandement l'évolution de la vie sur Terre.


C'est la chaîne de télévision BBC, qui en l'an 2005, popularisa le terme de super-volcan dans un de ces documentaires-fiction qui fit le tour du monde et passa même sur M6. Je m'en rappel car je l'avais regardé avec beaucoup d'intérêt.


« Les volcans forment des montagnes; les super-volcans les détruisent. Les volcans tuent plantes et animaux à des kilomètres à la ronde; les super-volcans menacent d'extinction des espèces entières en provoquant des changements climatiques à l'échelle planétaire ».



Toba entra en éruption avec une telle force (2 800 kilomètres cubes de volume éjecté) qu'il conduisit à une chute de la moyenne des températures d'environ 3 à 4°C (ce qui peut baisser de 15°C la température dans les zones tempérées) pendant de nombreuses années pour plonger la Terre dans un hiver volcanique. Ce changement radical de l'environnement serait à l'origine d'un "goulet d'étranglement" de la population chez les différentes espèces d'hominidées qui vivaient à l'époque. Des éléments génétiques suggèrent que tous les humains vivant aujourd'hui, en dépit de leur apparente variété, descendent d'un petit groupe de quelques milliers d'individus vivant en Afrique Orientale.


Cette ère glaciaire ne prit fin qu'il y a 11 000 ans et nous serions la génération Toba.


La dernière éruption d'un super-volcan date d'environ 26 500 ans et se situait en Nouvelle-Zélande, où se trouve l'actuel lac Taupo. 

 

Alix & Benjamin.



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Publié à 14:45, le mercredi 28 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, lac toba
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02/04/10 - Dumaï.


Vendredi 02 avril.


Journée de départ pour Sumatra, on balance les sacs sur le dos et on rejoint le port qui se trouve à 10 minutes à pieds.


L'embarquement est prévu à 9h00, on passe à la douane faire tamponner la sortie du territoire puis on range les sacs sur le pont arrière du ferry avec des tonnes de colis, bagages, ustensiles, peluches...


Le bateau quitte Melaka vers 10h30 et nous filons droit dans le détroit du même nom en direction de l'Indonésie.


Alix est anxieuse mais moi ça fait des semaines que j'en rêve et je suis tout excité de quitter le continent et de retrouver, j'espère, un peu de la dynamique qu'on avait en Inde. On sait tous les deux qu'on va être épuisé à la fin du mois mais bon on sait aussi que ce seront les meilleurs souvenirs plus tard.



Quoi qu'il en soit, le voyage démarre dès l'embarquement. Nos amis indonésiens fument comme des pompiers et c'est pas des cigarettes de tabac fins qu'ils se prennent... Déjà ils mettent 10 minutes à allumer leurs clopes, ensuite quand ils prennent des bouffées ça pètent dans tous les sens... Ca n'est pas de la paille mais ce sont des épices tels que le clou de girofle ! Rien que ça.


Durant la traversée, des vendeurs ambulants se promènent avec des lots de carte SIM pour téléphone portable et tout le monde en achète et se mets à fixer son petit écran de la taille d'une montre pour envoyer et recevoir des textos ou jouer ou écouter de la musique. Certains ont passé pas moins de quatre heures fixés sur leurs précieux.


En hauteur, des télévisions sont fixés avec du scotchs, des vis ou des clous. Ils y passent un très bon film chinois sur la seconde guerre mondiale pendant l'invasion des japonais. Ca nous passe le temps, mais la traversée est longue car le détroit de Melaka est très rébarbatif. Ya rien à l'horizon, le ferry fait un boucan d'enfer, il fait toujours 35-40°C et on tourne vite en rond.


Enfin, vers 14h00, nous arrivons aux abords des côtes de Sumatra. C'est très moche ! Des usines à perte de vue.


15 minutes plus tard nous descendons au port de Dumaï. On suit le flot de personnes qui avance sur le ponton, on entre dans un bâtiment pas terrible et là un rabatteur de taxi (déjà!) nous voit et nous redirige vers le bureau pour les étrangers.


Dans le bureau, on dérange deux charmantes demoiselles en plein commérages de magasines de célébrités. Elles s'occupent de nous avec le sourire, nous posent deux-trois questions puis encaissent 25 $ U.S. par passeport pour l'obtention du visa.


Le détroit de Melaka.

Ensuite, notre rabatteur de taksi comme c'est écrit ici, nous dirige 2 mètres à côté vers le bureau des fouilles. Dedans, des types s'occupent de fouiller les hommes et des grosses dames s'occupent de fouiller les femmes.


Alix ne subit qu'un interrogatoire concernant nos bagages, si on a des substances illicites, des armes, de la drogue... Et moi je me fais fouiller.


Ces types là sont censés être des douaniers mais ils n'ont aucun uniforme, ils sont en civil (t-shirt adidas, jean, basquet) et ya vraiment rien qui prouve quoi que ce soit mais on a pas le choix là. Cependant, ce sont de vrais "cons" dans le sens où ils profitent d'avoir deux touristes blancs pour nous faire un peu chier. Le type emmerde Alix avec ses questions à deux francs et après, lors du passage des bagages au rayon X, ils me font ouvrir mon sac car je transporte des médicaments.


Evidemment ya pas de table ou de salle prévu pour ça, on déballe tout, après le portique de sortie, devant les dizaines d'autres rabatteurs de taksi qui commentent à cœur joie... Ce qui a le don de rapidement énerver Alix qui prouve par A + B qu'il y a rien d'illicite en montrant toutes les ordonnances, sauf que ces types là ne savent pas lire le français donc ça fait de l'effet mais sans plus.


Bref je sors ma boite de médocs, le type l'ouvre et sors toutes les boites, les ouvre une par une, fait semblant de lire et comprendre ce qui est écrit (genre même les médecins ont du mal à s'y retrouver...)


Puis finalement après avoir bien rigolé avec ses potes en leur montrant les boites de granules homéopathiques, me dit que c'est bon, je peux : Circulez Mister....


Hop hop hop, on tente de tout bien ranger dans la boite pour qu'elle referme bien comme avant, je pousse pour qu'elle entre de force dans le sac, on ressangle tout le bardât et on sort du bâtiment en vérifiant nos poches histoire qu'on ai rien oublié au passage, comme nos passeports.



Pour la monnaie du pays c'est du 1€ pour 12 000 Rupiahs Indonésienne à peu près.

Et pour le décalage d'horaire, on reprend celui de Thaïlande soit 6h. En gros on gagne une heure. 


En attendant, notre petit rabatteur est toujours là et patiente gentiment. Des dizaines d'autres nous sautent dessus dès le passage de la porte et là bah on se rend compte que la ville est pire que ce qu'on aurait pu imaginer.


On réfléchit cinq minutes avec tous nos nouveaux amis autour de nous. On s'avance vers la sortie et je m'adresse au Point Info Touriste qui se trouve sur le passage mais le gros type ne parle pas un brin anglais du coup il demande à notre petit rabatteur de traduire... Du coup bah notre petit rabatteur finit par nous rabattre. Je lui dis qu'on veut aller au lac Toba en bus, qu'on a besoin de rejoindre la gare routière etc...


Il nous propose un prix qu'on négocie avec le sourire (quoi qu'un peut stressé le sourire) et on se décide de partir avec lui pour une agence qui peut nous permettre de rejoindre le lac Toba directement en bus depuis Dumaï. C'est une révélation pour nous car on pensait devoir faire le trajet en deux fois.


Il fini par se présenter un peu plus, il s'appel Irsad et il a apprit l'anglais grâce à son frère qui est professeur des écoles et d'après lui, je ressemble à un professeur avec ma barbe, mes cheveux longs, mes lunettes et ma kikoo chemise Camel Trophy, du coup il m'aime bien.


Au moment de monter dans le minibus, je veux lui faire préciser le prix et je sort 200 000 Rupiahs Indonésiennes (l'équivalent de 20€...) à la place de 20 000 Rupiahs (soit 2€) pour lui montrer les billets... A ce moment là, il se montre incroyablement honnête et me demande de ranger ça car c'est beaucoup trop, ça n'est pas la somme etc... Il comprend que je n'ai pas de monnaie et dit que ça ne posera pas de problèmes, on ira en faire ensemble.


Dumaï et ses rues...

Sur le coup, Alix a bien rigolé. J'avais l'air con avec mes gros billets là... Il aurait pu les prendre sans rien dire, j'aurai rien vu. C'est difficile de changer trois fois de pays et de monnaie en une semaine. Surtout que sur le billet il y a tellement de zéro que je n'ai pas fais attention.


Bref du coup on part avec lui un peu plus confiant. Il est âgé d'une cinquantaine d'années et il à l'air d'avoir un bon fond.


Il monte avec nous dans le minibus car ça n'est pas lui qui conduit et il souhaite nous aidé sur place (on imagine qu'il demandera un pourboire)


A chaque arrêt louche (et dieu sait qu'ils en font) où Irsad sent qu'on regarde bizarrement, il nous réconforte en disant que ça n'est pas encore pour nous.


Après trente minutes d'allers et venus dans la ville, on arrive à l'agence Intra. Là-dessus, Irsad descend avec nous et nous amène au comptoir. Je l'imagine vouloir récupérer un pourcentage de la vente des tickets. On pose les sacs et quand je m'avance pour demander des infos, une dame qui parle un anglais parfait m'explique tout le parcours, les arrêts, les horaires, combien ça coûte, tout est écrit dans un tableau imprimé qu'elle a en plusieurs exemplaires.


Ca ne parait pas très cher, 320 000 Rupiahs pour deux, du coup on achète.


Après quoi Irsad qui est toujours là, m'indique un restaurant pour manger si on a faim. Alors bon il a pas touché de commission sur la vente des tickets, j'imagine qu'il va chercher à l'avoir sur notre prochain repas.


On va voir le fameux restaurant. C'est un bouiboui comme on en avait beaucoup en Inde. Je choisis à travers la vitre dégueulasse en montrant du doigt ce qu'on veut et pensant avoir du poulet au curry avec du riz et des légumes, le type me sert seulement du riz, des légumes et de la sauce curry. Il m'a quand même demandé quatre fois si je ne voulais pas autre chose avec la sauce mais je croyais qu'il y avait déjà le poulet avec le curry du coup je répondais simplement "Non rien d'autre"...


Du coup il rigole un peu et Irsad aussi parce qu'ils pensent que je vais boire leur sauce qui arrache comme du petit lait.


Résultat on mange notre riz avec Alix et Irsad nous souhaite un bon appétit avant de disparaitre à tout jamais. On l'a plus revu. Il ne nous a jamais rien demandé de plus.


On paye notre repas 34 000 Rupiahs pour deux et encore on a prit deux cocas.


Et puis on retourne à l'agence Intra pour attendre notre bus jusqu'à 17h00.


Dumaï et ses agences de voyages...

L'heure sonne, un minibus vient nous chercher, ainsi qu'un groupe d'indonésien, pour nous mener à la gare routière. A peine débarqué qu'on charge les sacs dans la soute à bagage du gros bus en mettant une petite étiquette avec nos noms et destinations. On fait aussi l'animation du quartier avec Alix mais de son côté elle est pas à l'aise du tout car les regards sont les mêmes qu'en Inde, persistants. On a le droit à quelques blagues et on a hâte de monter dans le bus pour quitter ce lieu. C'est sale, ça sent pleins d'odeurs, ça change de la Malaisie. :o)


J'essaye de jouer le jeu avec certains en leur répondant et ça attise une certaine curiosité de leur part ainsi que beaucoup d'interrogations (qu'est-ce qu'on fait là? revient le plus souvent)


Tout comme en Inde, on se sent bousculé mais c'est ce que j'attendais justement donc ça me dérange peu pour le moment.


Vers 18h00 notre bus quitte Dumaï et nous roulons sur une route défoncé. C'est même pas une route, c'est une piste !


Le soleil disparait à l'horizon et dès la sortie de la ville on a droit à un magnifique couché de soleil sur l'immense forêt de Sumatra.


Aux alentours de 23h00, le chauffeur fait un arrêt pour manger, Alix n'a pas faim mais je prend du riz et cette fois-ci, mon poulet au curry avec une sauce soja.


Quand le serveur se pointe, il me ramène pleins d'assiettes de poulet, de riz etc... Je pioche dans tout et Alix s'ouvre un peu l'appétit et au moment de payer j'ai le droit à la totale. En faite ici, au restaurant on nous sert tout ce qu'il y a pratiquement mais il faut juste toucher à ce que l'on veut manger (et payer surtout) car à la fin du repas le type vient voir les plats et en fonction, il délivre un certain montant à payer. Mais bon fallait le savoir ça :o)


Après quoi, nous repartons sur les routes cabossées de Sumatra, en direction du lac Toba.


Dumaï et ses restaurants.

Le mot Indonésie provient du latin "Indus", signifiant "Inde" et du grec "nesos" signifiant "île" et date du 17ème siècle, lorsqu'il a fallu donner un nom européen à cette terre.


La République d'Indonésie c'est le plus grand archipel au monde avec plus de 17 500 îles (dont 7 000 sont inhabitées) et 240 millions de personnes, ce qui en fait le quatrième pays le plus peuplé de la planète et le premier pays à majorité musulman pour le nombre de croyants.


Pour Alix et moi c'est aussi notre dernière étape en Asie avant de rejoindre l'Océanie.


L'archipel s'étend des deux côtés de l'équateur et ses quatre plus grandes îles sont Java, Sumatra, Kalimantan (la partie indonésienne de l'île de Bornéo, partagée avec la Malaisie et le Bruneï) et la Nouvelle-Guinée (partagée avec la Papouasie)


C'est tout de même le 16ème plus grand pays au monde en terme de superficie.


Entre l'océan indien et l'océan pacifique, l'Indonésie est située à la convergence des plaques eurasienne, australienne et pacifique ce qui en résulte une très forte activité volcanique et des tremblements de terre fréquents. Le séisme de 2004 à Sumatra qui causa plus de 160 000 morts et le tsunami de 2006 en Thaïlande par exemple sont le résultat du mouvement de ces plaques.


Historiquement, dès les premiers siècles après J.C., l'archipel indonésien était une importante région d'échanges maritimes entre l'Inde et la Chine. On a vu que par voie terrestre, les marchands passaient par Chiang Maï principalement, dans le nord de la Thaïlande.


Au cours des siècles, le centre d'échange se déplaça de Sumatra à Java où la riziculture prospérait grâce aux terres fertiles due à l'activité volcanique ce qui permit l'ascension de puissants royaumes au centre de l'île.


Avec le déclin de la route de la soie, le détroit de Melaka devient un carrefour maritime majeur pour le commerce entre l'Inde et la Chine bien sur mais aussi entre la Chine et le Moyen-Orient. Le clou-de-girofle par exemple nous est parvenu dès l'Antiquité depuis l'Indonésie en passant par l'Inde et le Moyen-Orient. L'archipel indonésien est intégré à un réseau commercial international dominé par des princes marchands musulmans qui amenèrent avec eux l'islam, qui deviendra par la suite, la religion des princes indonésiens déjà en place et remplacera l'hindouisme.


Au 16ème siècle, lorsque l'Europe décide de venir se servir directement chez les producteurs d'épices plutôt que de passer par les marchands arabes, découvre l'archipel.


Ce sont les portugais les premiers sur place, depuis leur colonie de Goa en Inde, ils établirent un port d'attache à Melaka (en Malaisie) pour être chassés un siècle plus tard par les hollandais.


Depuis Melaka, les hollandais font la guerre aux royaumes de l'archipel indonésien et gagnent de plus en plus de terrain pour finalement s'établirent sur l'île de Java. A partir du 19ème siècle seulement, les colonisateurs purent commencer l'exploitation de l'archipel et imposer leurs lois jusqu'au début du 20ème siècle où un mouvement national prend naissance. Vers 1945, l'indépendance de l'Indonésie est proclamée et s'en suit de nombreux évènements politiques mais surtout un remarquable développement économique.


A travers ses nombreuses îles, l'Indonésie comprend de nombreux groupes distincts culturellement, linguistiquement et religieusement. En tant que nation, l'Indonésie à développer une identité commune en définissant une langue nationale très proche du malais et en respectant la diversité religieuse au sein d'une majorité musulman. La devise du pays est "Unité dans la diversité" ou selon la traduction "Plusieurs, maintenant un". Il y aurait plus de 700 langues différentes en Indonésie dont certaines sont éteintes ou en voie de disparition.


Malheureusement, de nombreux incidents séparatistes parfois violent nuisent encore à la stabilité du pays.


Malgré sa forte population, l'Indonésie comporte de vastes zones sauvages (les forêts couvrent 60% du pays environ) ce qui permet une très grande biodiversité qui est malheureusement encore une fois, victime de la négligence des Hommes et de son problème de modération. Déforestation, destruction des habitats naturels, destruction de coraux, pollution...


Du fait que l'archipel est un climat tropical et grâce à sa taille, l'Indonésie possède le statut de seconde zone de biodiversité au monde après le Brésil. Sa faune et sa flore est un mélange d'espèces asiatiques et australiennes. Tigres, rhinocéros, éléphants, léopards, orangs-outans vivaient en abondance de Sumatra jusqu'à Bali mais leur répartition s'est très fortement réduite.


Ce qui est surtout important c'est que l'Indonésie est le second pays après l'Australie en termes de degré d'endémisme, c'est à dire qu'on trouve des espèces d'oiseaux ou de mammifères qui vivent uniquement ici et pas ailleurs et donc si ces espèces disparaissent, il n'y a pas d'autres endroits sur terre pour en voir hormis les zoos. Comme le panda en Chine.


Tiens d'ailleurs "Homme" se dit "Orang" en indonésien et "Utan" veut dire "Forêt". L'Orang-outan est donc l'homme de la forêt et manger de l'Orang-outan revient à de l'anthropophagie ici.


On dit que Orang-outan refuse de parler pour ne pas être obligé de travailler comme les autres Orangs-darats (homme de la terre).


A méditer... 

 

Alix & Benjamin.



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Publié à 13:39, le mercredi 28 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Sumatra Ouest
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01/04/10 - Melaka.


Mardi 30 mars.


On quitte la chambre pour 10h00 et passons prendre quelques fruits au marché en rejoignant la gare routière Puduraya, juste à côté de Chinatown.


Sur les coups de 11h00 j'achète deux tickets de bus pour rejoindre la ville de Melaka qui est la ville étiquetée "Histoire" en Malaisie.


Un repas chinois. Boulettes de riz, porc au caramel, sauce chili.

Notre départ est prévu à 12h30 et pour patienter on regarde les écrans de télévision qui sont placés un peu partout. Il y a une émission de farces comme chez nous avec des types cachés dans des étalages de vêtements et qui sortent la main pour faire peur aux dames qui fouillent etc...


Une fois quitté la ville, notre chauffeur de bus balance de la musique : le black album de Metallica. C'est énorme car ça fait trop longtemps que je n'ai pas écouté ce groupe et ça change des musiques asiatiques habituelles.


Au bout de deux heures environ, on arrive sur Melaka et le bus s'arrête dans une immense gare routière située dans ce qui ressemble à un complexe de centres commerciaux appelé le Melaka Sentral.


On y mange un morceau puis récupérons le bus numéro 6 qui permet de rejoindre le vieux centre, le port et chinatown. Encore et toujours le quartier chinois possède les adresses les moins cher.


Une bougie en forme de lotus dans le temple chinois.

Une fois descendu, on se dirige grâce au plan de la ville du Lonely Planet pour une fois qu'il est à jour.


On pose nos sacs dans une auberge très sympathique appelée Jalan Jalan Guesthouse. L'ambiance ressemble à celle de Kuala Lumpur et à ce qu'on a connu en Russie. C'est très convivial et le malaisien qui gère la barque s'appel Sam. Il est sympa comme tout et très prévenant. La guesthouse se trouve dans sa propre maison ou ce qui ressemble à une maison.


On a droit a une chambre sur le balcon, en faite ça n'était pas une chambre à la base mais il a mit un lit, une moustiquaire et voilà. De toute façon il fait jamais froid dans ce pays bien au contraire.


Pendant qu'on s'installe on rencontre une française qui fait un tour du monde toute seule comme une grande avec des billets d'avion "tour du monde". Ca fait longtemps qu'on a pas recroisé des voyageurs et non des touristes. Du coup on discute un bon bout de temps tous les trois.


En fin de journée, avec Alix, on part pour découvrir un peu le quartier, ses alentours et puis parce qu'on a faim surtout. Dans chinatown on retrouve des vrais restaurants chinois qui font de la vrai cuisine chinoise très fine et pas mauvaise. Certains font même du poulet laqué, du porc sauce soja/caramel et des boulettes de riz. J'en raffole, j'ai pas mangé asiatique avec autant d'enthousiasme depuis Pékin.


Un chauffeur de tuk-tuk "tuné". Jolie chapeau !


Mercredi 31 mars.


Ce mercredi on le prend cool car on a quelques jours avant d'entrée en Indonésie. On en profite pour faire quelques photos lorsqu'il ne pleut pas et envoyer des cartes postales. On se promène un peu plus loin dans Melaka et visitons le quartier touristique, l'ancien centre colonial hollandais etc...


La ville est clairement porté sur le tourisme avec son étiquette de ville d'Histoire du pays et du coup ça ressemble un peu à un grand parc d'attraction pour adultes avec sa grande roue, ses tuk-tuks colorés et qui roulent en musique, ses types qui se promènent avec des pythons ou des iguanes pour faire payer les photos des touristes, des musées, des bâtiments coloniaux, un centre historique, des jolies lumières la nuit, un quartier chinois, un quartier indien, une tour panoramique et même une montgolfière qui s'élève tout en restant amarrée au sol.


Malgré tout ceci, Melaka respire la tranquillité. Les malaisiens sont vraiment des gens (qui paraissent du moins) respectueux et sensible au monde qui les entours. Je veux dire par là que si ils voient une personne qui à l'air paumé, ils vont l'aidé, si on a besoin d'un service, ils sont disponible dans la minute et, dans la rue, les gens se rentrent moins dedans (alors que dans le reste de l'Asie, on a l'impression qu'ils ont tout le temps la tête ailleurs... On ne compte plus le nombre de fois où l'on a été bousculé parce qu'ils ne regardent pas où ils vont...)


Cependant, on a vite fait le tour de la ville et quand on a fini d'admirer l'immense voilier d'époque qui se dresse du côté du port on fini par trainer dans les centres commerciaux pour passer le temps ou pour prendre le frais car ici, il fait vraiment trop chaud... On est tout le temps en sueur.


Une réplique de navire de l'époque coloniale.

L'anecdote c'est qu'il y a beaucoup de musulmans dans le pays et certaines femmes portent plus qu'un voile sans que ça soit une burqa. Enfin ça y ressemble presque, c'est un vêtement très long, noir et qui parait épais et où l'on peut uniquement voir les yeux des femmes. Certaines de ses femmes ont, malgré leurs accoutrements, un charme dingue avec leurs yeux noirs qui ressortent vu qu'on voit que ça.


Mais ce qui est choquant c'est quand je me promène difficilement en short et t-shirt avec plus de 35°C dehors et que l'on croise un couple dont le mari est habillé comme moi (à l'occidental) et la femme tout en noir... On l'a plaint vraiment pour la chaleur. C'est inhumain. Je ne sais pas comment elles font pour tenir la journée.


Et quand on y regarde de plus près, ya que dans les pays à grosses chaleurs qu'on peut croiser ces femmes là...


Mais bon, on les croise beaucoup dans les centres commerciaux climatisés. Quelle belle invention que la clim' !



Sinon on a remarqué qu'à côté des toilettes, il y a toujours une salle de prière pour les musulmans. Alors au début j'ai pensé qu'ils avaient de drôles d'idées mais Alix m'a fait remarquer que pour ceux qui travaillent sur place et qui doivent prier 4 à 5 fois par jour, le fait d'avoir la salle d'eau juste à côté, leur permet de faire leurs ablutions et tous leurs rituels sans devoir chercher des heures. Pas bête ! 



Jeudi 01 avril.


Je me lève à 9h00 pour aller acheter les tickets de ferry pour le lendemain afin de rejoindre la ville de Dumaï en Indonésie. Ils coûtent 110 Ringgits Malaisien chacun avec une taxe d'embarquement de 90 RM ce qui fait 200 RM le billet pour une personne. Sauf quand on est deux... Là ça coûte 110 RM chacun et une taxe de seulement 5 RM ce qui fait un total pour deux personne de 230 RM. Ils m'ont bluffé sur ce coup là, je m'attendais à débourser 400 RM.



Après quoi, je cherchais à changer des Ringgits Malaisiens en Rupiahs Indonésienne pour ne pas avoir à galérer à l'arriver au port de Dumaï car ça sent la ville à fuir rapidement dès notre arrivée mais les changeurs ne sont pas tous ouvert le matin. Il y en a pleins disséminés dans la ville alors je ne me fais pas d'inquiétude et je le reporte à un peu plus tard.


Je retrouve Alix à l'auberge puis on sort pour aller manger chez notre chinois préféré. Dans le quartier, il y a une rue où se trouve un temple hindous, un temple bouddhiste, une mosquée, un temple taoïste et à peine plus loin, une église. C'est délirant :o)


L'après-midi on retourne dans les centres commerciaux climatisés et on en profite pour s'acheter des fringues qui font moins clodos que ce qu'on porte depuis maintenant 11 mois...


Un pantin dragon qui va bruler dans la rue pour une cérémonie chinoise.

Dans le même temps, on trouve un bureau de change et on achète 1 million 900 mille Rupiahs Indonésienne contre 700 Ringgits Malaisienne soit environ 165€ à la louche. On y perd au change forcément mais c'est pour éviter de galérer à notre arrivée.


Le soir on va manger au McDonald, ici ils rajoutent une taxe sur le prix affiché au menu. C'est la première fois qu'on voit ça. Et puis la viande elle est Hallal forcément !

 

Alix & Benjamin.



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Publié à 08:49, le mercredi 28 avril 2010 dans l. Malaisie Mars 2010, Malacca
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