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15/04/10 - Cemero Lawang.


Mardi 13 avril.


Le réveil sonne à 8h00, on a rendez-vous à 8h30 en bas de l'hôtel.


Nous retrouvons le type de l'agence qui nous attend ainsi que d'autres touristes qui prennent le même bus que nous. On fait la connaissance de Benedict, un allemand de Stuttgart, il y a aussi une canadienne anglophone qui est incompréhensible, deux québécois et un anglais.


Gunung Arjuna (3 339m) vu depuis la route.

Toute la troupe se dirige vers le minibus, on pose les sacs à l'arrière et avec Alix on va prendre les places du fond, comme à l'école.


La canadienne fait l'effort de la journée en se présentant et en essayant de casser la glace pour faire connaissance. Mais bon, je suis devenu allergique aux anglophones. Ils parlent toujours anglais et ne font jamais l'effort de parler une autre langue... Et puis surtout c'est leur manie de croire que tout le monde sur Terre comprend tout ce qu'ils disent avec leur accent où l'on a l'impression qu'ils parlent du nez. Du coup quand elle commence à sortir son CV de voyage je ne l'écoute déjà plus et préfère regarder les paysages.


Nous roulons jusqu'à 13h00 environ. Au restaurant nous faisons la connaissance des deux québécois dont j'ai oublié le prénom. Toujours respectueux, toujours politiquement-correct mais fidèle à eux-mêmes. On les aime bien les québécois parce qu'ils parlent français forcément mais aussi parce qu'ils sont plutôt calme de manière générale. Ce ne sont pas des excités d'Australie ou de Californie.


Les villageois de Cemero Lawang partent travailler dans les champs.

Le minibus repart après trente minutes de pause et nous roulons en direction de Surabaya.


En fin de journée, les nuages se dissipent un peu et nous laisse apercevoir un volcan, le Arjuna (3 339 m), qui surplombe toute la région de sa hauteur.


J'espère sincèrement que l'on aura de la chance car depuis Sumatra on se tape des nuages de basse altitude, de la pluie et très peu d'éclaircie. J'ai vraiment envie de voir les volcans mais nous avons dû faire une croix sur la majorité d'entre eux à cause des intempéries. Les routes inondées de boue sont très mauvaises et les transports ne sont pas simples... La saison des pluies aurait dû s'arrêter il y a un mois déjà mais comme au Népal, elle traine et les nuages restes inlassablement accrochés aux montagnes et aux volcans du coup.


Sur les coups de 19h00, le minibus s'arrête dans la ville de Probolinggo, le point de départ pour la route qui grimpe à la caldeira de Tengger.


Seulement nous avons payé pour aller directement là-haut justement. Mais le chauffeur gare le minibus dans une allée, à côté d'une agence qui doit bosser avec celle de Yogyakarta, histoire de ramener des clients....


On nous oblige à descendre et à se rassembler dans une salle où se trouve un autre groupe qui provient d'un autre minibus. Un jolie guet-apens...


La culture du choux surpasse celle du riz dans ce village.

Les types de l'agence se présentent même si on en a rien à cirer. Ils expliquent comment ça va se passer. Grosso modo, tout le monde doit réserver maintenant (sinon ça ne sera pas possible) leur retour à Probolinggo ou un départ vers une autre destination.


Tout le monde doit décider maintenant, tout de suite, si il veut monter à pieds le lendemain matin à 4h00 du matin pour voir le lever du soleil sur la caldeira ou alors choisir de prendre une jeep qui est payante bien entendu. Après quoi, le type explique le circuit de la jeep.


Bref on voit tous ces consommateurs de voyages débourser leurs dollars en moins de 15 minutes. Avec Alix on reste sur le côté et on s'étonne de ne voir personne réagir. Dans le genre troupeau de mouton, on fait pas mieux...


Les types de l'agence viennent nous voir plusieurs fois pour nous vendre un retour, un départ ou une jeep mais on garde nos distances. On se démerdera si il faut mais on y croit pas à leur baratin comme quoi il n'y aura plus de possibilité de retour.


Au bout d'une heure, nous remontons dans les minibus mais les groupes changent car certaines personnes ont prit un tour avec chambre + petit déj' + jeep + transport tout compris et d'autres n'ont que le transport + jeep. Alix et moi n'avons que le transport... On passe encore pour des pestiférés, on a un peu le même sentiment qu'au Vietnam...


Une heure de montée à fond la caisse, nous arrivons vers 21h00 dans un hôtel paumé tout seul sur la route. Le chauffeur oblige tout le monde à descendre et force un peu trop la main pour qu'on prenne des chambres sur place... A ce moment là, avec Benedict, l'allemand, on s'allie contre lui car nous insistons pour rejoindre le village Cemero Lawang d'une part et d'autre part on insiste pour choisir notre propre hébergement.


Les deux faces d'un même visage : Bromo à gauche et Batok à droite.

Surtout qu'on a pas prévue de jeep du coup, vu l'éloignement de l'hôtel par rapport au village déjà, on en aurait pour une heure de marche en plus...


Le chauffeur tire la gueule mais comme d'autres personnes sont logés, grâce à leur tour, dans un hôtel du village, nous grimpons dans leur minibus. Nous retrouvons les deux québécois et rencontrons un couple de français.


C'est bien compliqué tout ça...


Bon finalement il est 21h30 passé, on débarque à Cemero Lawang en pleine nuit, les hôtels et auberges pas chères sont complets, les chambres vont de 300 à 400 000 Rupiahs indonésienne, soit presque cinq fois ce qu'on paye habituellement... On marche avec les sacs, il fait nuit et on trouve finalement une chambre pour 110 000 Rupiahs que l'on partage à trois avec Benedict. Les québécois, un anglais avec sa copine thaï et les deux français sont déjà sur place. Sauf que eux c'est compris dans leur tarif prépayé. Un type arrive et nous fait tous payer un ticket pour le droit d'entrée au volcan car c'est une sorte de parc naturel. Nous payons 25 000 Rupiahs de plus par personne.


La chambre est toute pourrie. Pas de draps, trois lits simples, une porte. Toilette et salle de bain commune à l'extérieur avec de l'eau froide. Nous sommes à 2 000 mètres d'altitude, il fait dans les 10-15°C.


Après avoir posé les sacs, on retourne dans la grande salle d'accueil qui sert de salle de restauration. On se regroupe tous ensemble et papotons jusqu'à 23h30 tous ensemble car cela fait bien longtemps que nous n'avons pas croisés des gens qui parlent français. Nous passons un très agréable moment avec eux.


Avec Alix, on décide de se lever à 2h00 du matin pour suivre Benedict qui repart directement demain avec le bus.


Couché 23h45.


La surface du sol dans la mer de sable de la caldeira de Tengger.


Mercredi 14 avril.


Le réveil sonne à 2h00 du matin, Benedict saute du lit pour se taper 20 pompes vitesse éclair.... La veille il a déjà fait 20 pompes avant de se coucher. J'avais jamais dormit près d'un mec comme lui avant. Je trouve ça hilarant.


Avec Alix on se lève plus difficilement...


Je vais me rafraichir dans la salle d'eau puis mange deux gâteaux secs. J'en propose à Alix et à Benedict mais ils refusent.


Je les attends pendant 15 minutes qu'ils finissent de se préparer, le ciel est bien couvert...


Et puis nous quittons l'hôtel pour nous aventurer sur la route que je me suis fait expliquer la veille par le serveur.


Après 500 mètres de marche, Alix régurgite tout son repas. L'effort, l'altitude et la fatigue ne l'ont pas aidé. Elle veut rentrer mais je l'a force à avancer car je sais qu'elle peut le faire sans problème si on marche doucement. Benedict n'est pas pressé non plus.


Du coup nous avançons lentement mais surement avec une pause tous les 150 mètres. On partage une brioche au chocolat pour se remonter le moral et on avance dans la nuit.


La route est partiellement goudronnée puis devient un chemin de terre. Ca grimpe sévère par endroit mais le reste du temps c'est tout doux.


Derrière nous, on voit s'avancer une voiture avec un groupe de jeunes indonésiens. Ils ont l'air d'avoir bien picoler et gare la voiture dans un fossé avant de continuer à pieds loin derrière nous, ils ont une guitare et n'arrêtent pas de gueuler.


On fait trois kilomètres en deux heures environ. Et puis ensuite, ça se complique un peu.


Le chemin se détériore franchement pour devenir un sentier qui s'enfonce dans la forêt. On a tous une lampe torche mais les herbes hautes et les branches nous empêchent de bien suivre le sentier.


Je suis devant et Benedict ferme la marche. Je suis en short et j'ai les jambes trempées par la rosée et la petite pluie qu'il y a eu pendant qu'on dormait. Mes chaussettes sont trempées rapidement ainsi que l'intérieur de mes chaussures pour le coup.


Quelques gouttes se mettent à tomber mais nous continuons pour arriver à un embranchement. Droite ou gauche ? Nos cœurs balancent à gauche car le chemin semble partir dans la bonne direction. Les pantalons trempées, Alix et Benedict avancent derrière moi. On a de plus en plus de mal à savoir où on met les pieds et on débarque à flanc de falaise. La caldeira se dresse juste devant nous mais il fait trop noir pour qu'on y voit quelque chose. On sait juste que la falaise doit faire quelques centaines de mètres de haut... Le chemin passe dangereusement sur le flanc de la falaise puis remonte pour finalement devenir un cul-de-sac. J'essaye de m'avancer pour voir quelque chose mais il n'y a plus de chemin... Les rochers et la terre sont glissants à cause de l'humidité et nous sommes dans une sale posture, trop près de la falaise. Ca semble foutu mais on ne lâche rien.


Nous décidons de faire marche arrière. Au bout de deux minutes on entend les indonésiens qui étaient derrière nous. Ils nous appellent pour nous dire qu'il faut revenir en arrière ce qui confirme notre choix de rebrousser chemin.


Le ciel est toujours couvert et nous ne voyons aucune étoile dans le ciel. Je sens qu'on ne verra rien mais bon je veux monter au promontoire malgré tout.


Les 253 marches qui grimpent au cratère de Bromo.

De retour à notre embranchement, Alix et Benedict derrière, nous retrouvons les jeunes indonésiens. Ils nous attendaient.


Grâce aux lampes, on découvre un escalier enfouie sous la végétation. Celui-ci permet de grimper et nous arrivons dix minutes après au promontoire. Il est 5h00 du matin, on a mit trois heures mais on est à l'heure, c'est le principal.


Le belvédère est un abris en béton tout moche. Il ne reste plus qu'a attendre dans l'espoir que les nuages se dissipent comme par magie. Les indonésiens joue un peu de guitare puis repartent pour escalader un peu plus haut.


Au loin, on entend les touristes en jeep, ils sont à plusieurs centaines de mètres au-dessus de nous car ils sont passés par la route.


6h00, on sent que le soleil est déjà levé mais nous avons un mur blanc devant nous. Impossible de voir quoi que ce soit... Je m'en doutais mais nous espérions avoir un peu de chance avec Alix.


7h00 toujours rien. Par moment les nuages se dissipent mais ils restent accrochés aux cônes volcaniques qui se trouvent au centre de la caldeira.


Dégouté, nous rentrons finalement après s'être gelé et avoir fait un petit feu.


Sur le chemin du retour, la vie s'éveille dans les environs du village. Il y a une atmosphère sereine, loin du tourisme de masse organisé autour des volcans. La brume se dissipe et les champs apparaissent tout autour de nous. Des villageois sortent le museau des petites maisons. Certains nous saluent avec de grands sourires, une grand mère qui se trouvait sur notre chemin, prend peur de l'appareil photo que je porte autour du cou et se met à courir en faisant des petits pas. C'est hilarant et je ne voulais pas l'a prendre en photo de toute façon.


On se croirait dans un village de haute montagne avec des chevaux et des cavaliers. Les gens vont travailler dans les champs fertiles. Ils cultivent plutôt le choux et des légumes à la place du riz habituel. Même les flancs en pente des montagnes alentours sont cultivés. Les enfants font leur toilette sur la terrasse des cabanes en bois. Les chiens réclament leur gamelle.


Il est 8h00 lorsque nous arrivons à Cemero Lawang. L'activité du village sort à peine de sa torpeur et les bémos attendent les touristes dans la rue principale pour les descendre à Probolinggo.


Nous retrouvons les français et québécois dans la grande salle pour le petit déjeuner. Ils sont déjà rentrés et on déjà tout vu. Ils racontent qu'ils étaient 40 jeeps au belvédère et qu'il y avait pleins de vendeurs de souvenirs ! Ils sont frustrés car ils n'ont rien vu comme nous. Ils sont restés 45 minutes, après quoi les jeeps les ont descendus dans la caldeira pour aller voir le cratère fumant du volcan Bromo. Ils y sont restés 30 minutes et sont rentrés à l'hôtel pour acheter des T-shirts "I love Bromo" ;)


Ils ont rendez-vous dans 30 minutes pour reprendre le bus et quitter le village. Visite express !


Alix, Benedict et moi sommes finalement content de nous malgré qu'on ai rien vu. La balade était sympa et on a au moins vu les villageois.


On avale une omelette, du bacon et des toasts avant de retourner dans la chambre pour se changer un peu. Je change seulement de chaussettes, après quoi nous repartons pour descendre dans la caldeira cette fois-ci.


La route qui descend du village est raide, on va en chier pour remonter ensuite. Une fois en bas par contre, le paysage est incroyable. On se croirait à la fin du monde. Après un cataclysme. L'ambiance est magique, lugubre, féerique.


Le temple hindou flotte dans les airs aux pieds du volcan Batok.

Une étendue de sable volcanique s'étalent à perte de vue devant nous. Pendant qu'on mangeait, les nuages se sont dissipés dans la caldeira pour permettre de voir le cône parfait du volcan Batok, tout couvert de végétation, ainsi que Bromo, qui est défiguré, comme lacéré et fumant.


Nous marchons environ 3 km à travers la mer de sable pour rejoindre le pied du Bromo. Plus loin, se trouve un temple hindou, au pied du Batok. La lumière et les couleurs font qu'on a le sentiment que le temple hindou flotte dans les airs. C'est énorme.


Pendant la marche j'ai semé Alix et Benedict, je suis littéralement attiré vers le sommet, il faut à tout pris que je grimpe, je ne pense plus à rien, j'avance sans m'essouffler et sans me fatiguer.


En bas de ce qui reste du cône de Bromo se trouve des escaliers, 253 marches plutôt raides que j'enfile d'une traite. Des odeurs d'œufs pourries (l'odeur du soufre) emplissent mes narines, j'arrive au sommet et là, un type assis par terre veut que je jette des fleurs pour faire une offrande au volcan. Il essaye de me faire croire que je suis obligé mais je sais qu'il voudra des sous donc je refuse.


La vue sur la caldeira et sur le Batok est magnifique. Le cratère de Bromo expulse depuis un trou d'une dizaine de mètres de large, une fumée sulfureuse. On entend clairement des grondements provenant du fin fond de la Terre comme si des vagues de magma tapaient contre une falaise.


Benedict arrive au sommet suivis quelques temps après par Alix. Nous restons 40 minutes sur la crête avant de redescendre et de rentrer au village.


Sur le chemin du retour, la pluie commence à tomber et des petites femmes capuchonnées, portant des panier de rocs ou d'offrandes, prennent la même route que nous à travers la mer de sable. On se croirait sur le plateau tibétain.


Une fois au village, il est presque 11h00, tout est désert. Les touristes sont tous partit à 9h00 ce matin. Les prochains arriveront ce soir à 21h00. Il n'y a plus âmes qui vivent. La pluie ne cesse pas et nous rentrons dans notre chambre. Alix se couche, Benedict lit un livre et moi je vais pour me doucher.


Le problème c'est qu'il n'y a pas de douches... C'est une casserole et un bac à eau stagnante juste à côté des toilettes qui permet de se laver... Je vais gueuler car le type nous avait parlé d'une douche froide et non d'un bac d'eau pourrie... Mais en réalité il nous avait bien parlé d'eau froide et non douche froide... Du coup on s'est bien fait avoir vu le prix de l'hôtel... Je gueule quand même en demandant qu'ils nettoient au moins les sanitaires car c'est vraiment pourrie puis je me lave à l'ancienne avec la casserole. Il fait 15°C dehors et il pleut. Je me gèle les miches mais ça me réveil bien.


Après quoi je bouquine un peu jusqu'au départ de Benedict qui a son bus à 15h00. On l'accompagne avec Alix puis on va manger un morceau dans un restau.


Le reste de la journée est assez morne. Il fait moche dehors, on est fatigué et il n'y a plus personne au village. On traine jusqu'à 21h00, quand le bus ramène un nouveau lot de clients pour l'hôtel. On discute avec le chauffeur pour négocier notre retour le lendemain et réserver des billets de bus à l'agence pour rejoindre Bali en bus de nuit.


On se couche il est 22h00.


Le Tengger est une caldeira située dans l’est de Java. La dépression volcanique de seize kilomètres de diamètre contient plusieurs cônes volcaniques actifs dont le Bromo, le Batok et le Semeru, le plus haut sommet de Java (3 676m) qui a la particularité de produire une petite éruption toutes les 20-30 minutes.


La caldeira est incluse dans le parc national de Bromo-Tengger-Semeru.


Le volcan Bromo culmine à 2 329m et son cratère est profond de 200m. Les habitants de la région sont restés hindouistes malgré que Java soit à majorité musulmane. 



Jeudi 15 avril.


On se lève doucement vers 11h00 pour aller prendre un petit déjeuner et faire les sacs.


Alix ne se sent pas bien et à mal au ventre. Ca faisait longtemps qu'elle n'avait pas été malade.


Nous quittons la chambre pour midi et patientons dans la salle du restaurant avec les bagages. Alix fait des allers et retours aux toilettes.


15h00, notre minibus arrive, nous nous installons et nous descendons à toute vitesse jusqu'à Probolinggo. Le type nous jette à une autre agence que celle chez qui nous avons acheté les billets mais apparemment c'est normal... On pose les sacs dans un coin et je continue de bouquiner mon livre sur les Cathares. C'est un gros bouquin de Kate Mosse qui s'appel Labyrinthe. Je le dévore tout en essayant de le faire durer le plus possible.


Pendant ce temps, Alix tourne en rond et cherche une position confortable pour stopper son mal au bide.


On est censé prendre le bus de nuit à 17h00 mais quand je sors la tête de mon livre il est déjà 18h passé et personne ne s'inquiète ou quoi...


Le cratère de Bromo.

Je me lève du coup et je pose des questions au type de l'agence où nous sommes mais le mec me répond qu'il ne sait pas, qu'il ne sait pas pourquoi on est là, que ce n'est pas son problème etc... Pourtant il était là quand nous sommes arrivés et le chauffeur et lui se sont échangés des paroles... 


J'hallucine car il se dégage des responsabilités et il continue de bouffer son riz en regardant sa télévision sans même jeter un œil vers moi. Je le fixe pendant 15 minutes et il ne bronche pas. Je réfléchis à quel moment nous avons été irrespectueux avec lui mais je ne vois pas...


Je fini par le faire chier en tapant un peu partout sur les murs, les bureaux, en prenant des boissons censées être vendues. Il dit que ça n'est pas son problème, je vais lui en causer des problèmes.


Alix qui est malade et épuisée s'énerve aussi, on pourrait tuer quelqu'un à force avec des abrutits pareils.


Le fils du type se ramène et je lui pose les mêmes questions sauf qu'il parle à peine anglais et il ne sait que sourire. Je demande si ils peuvent appeler notre agence au moins, histoire qu’on sache ce qu’il se passe mais ils n’ont pas le numéro de téléphone... Et puis ça n’est pas leur problème...


Je passe une grosse gueulante, j’effraie les trois gamins qui sont autour de leur père en train de bouffer. Je brise l’emportement en bois en tapant dessus et j’attend qu’il bouge son fion de tête de con à lunette pour lui faire crier « Maman » en javanais.


Heureusement, au même moment, un indonésien se ramène en moto, il a un œil crevé, on le reconnait, il bosse dans l’agence où on a acheté nos billets... Il est 19h00 et je lui saute dessus, toutes les insultes que je connais en anglais et en indonésien y passent. Le type est sur le cul et tente de me calmer, il s’excuse et nous explique que le bus a du retard pour X raisons, qu’il arrivera vers 20h30 finalement.


Elle rentre du travail en traversant la caldeira de Tengger.

Alix lui demande de rester ici car on a aucun moyen de les joindre sinon vu que l’empafé est un guignol.


D’ailleurs l’empafé de service sort le museau pour serrer la main à notre vendeur de tickets... Ils se connaissent forcément mais c’est vraiment un « C.O.N. » comme on en croise pas tous les jours.


Je retourne dans mon bouquin qui parle de l’injustice de l’Eglise et du roi de France face aux Cathares, ce qui maintient mon niveau d’énervement au lieu de le baisser. Je suis prêts à bondir au moindre truc.


En plus ya aucun chiotte dans le quartier et Alix est toujours malade.


Bref, à 21h00, un type de 1m40, un nain quoi, arrive en mobylette et nous fait la blague que le bus arrivera à minuit et demi avant de s’excuser aussi pour tout à l’heure et nous inviter à monter dans un autre véhicule qui doit nous amener sur le bord de la route où le bus doit nous prendre.


Bon il fait nuit noir, on poireaute avec les deux types de l’agence pour qu’un bus arrive et s’arrête sur le bas côté. Le bus arrive enfin, on grimpe, on se casse.


Deux heures plus tard, on fait un arrêt dans un restaurant qui fait buffet, 15 000 Rupiahs chacun, c’est vraiment pas cher et on s’explose le ventre.


Nous repartons en bus et traversons le détroit en ferry pendant notre sommeil.


Nous pouvons nous relaxer, nous arrivons à Bali.



Alix & Benjamin.



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Publié à 13:11, le vendredi 30 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Gunung Bromo
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12/04/10 - Yogyakarta.


Lundi 12 avril.


On se prend la journée cool et on décide d'aller faire une balade au marché aux oiseaux (et autres animaux pas prévus) de Yogyakarta. Le ciel est bleu pour une fois, ça change de la pluie des derniers jours.


Dans Jalan Malioboro, l'avenue principale de Yogyakarta, on se fait régulièrement arrêter par des jeunes et studieuses étudiantes. Elles profitent de l'afflux de touristes pour essayer d'avoir des conversations avec eux histoire de travailler leur anglais. Cela fait plusieurs fois que l'on voit ça en Asie et je trouve que c'est une façon très ludique de progresser.


Deux perruches.

Elles ont toutes, une petite liste de questions, auxquelles on doit répondre comme par exemple : le pays d'origine, notre plat préféré en Indonésie, pourquoi on est venu dans la ville, qu'est ce qu'on préfère etc... C'est pas toujours évident de répondre, surtout en anglais. Mais l'échange est charmant et quand un garçon fait partie du groupe, il passe son temps à se moquer en restant derrière, n'estimant pas nécessaire de participer.


Yogy est un centre universitaire important dans le pays et au nord de la région se trouve la première université "indigène", elle est même l'une des plus prestigieuse du pays.


Après trente minutes à pieds, nous arrivons au marché.


Des graines à vendre pour les oiseaux.

Le marché aux oiseaux est en faite un vaste marché aux animaux de toutes sortes... Je crois même que c'est le marché le plus diversifié et le plus dense qu'on est pu voir en Asie.


Déjà il faut avoir l'estomac et le cœur bien accroché pour passer les premières cages pleines de sauterelles et de criquets qui sont disposées un peu partout.


Un peu plus loin, se trouve de grands bacs grouillant de milliers de larves jaunes, blanches ou oranges et à côté, des espèces de tamis avec des larves et des fourmis. Elles servent de nourriture pour les oiseaux un peu plus loin. Au premier coup d'œil on aurait dit du riz cuisiné...


Dans le dédale des couloirs, nous passons devant des petites cages de bois ou en fil de fer empilées les unes sur les autres ou pendues aux toits en taule. On se croirait dans un souk avec les rayons du soleil qui forment d'étranges lasers blancs dans la poussière ambiante. L'atmosphère est intrigante. Des cris de toutes sortes d'animaux sortent de tous les côtés. Ca sent toutes sortes d'odeurs animales...


Dans certaines cages se trouvent des pigeons dont les habitants de Yogyakarta raffolent pour faire des courses. Un peu plus loin, une multitude d'oiseaux de toutes les couleurs sont stockés dans des conditions plutôt atroces... Des perroquets s'arrache les plumes à force de rester enfermé.


Un peu plus loin nous trouvons toute une bassecour et un type sort de nul part pour nous faire la visite, malgré qu'on souhaite rester seul pour visiter...


Du coup on le suit un peu et on arrive devant des cages avec des bébés hamsters qui se mettent sur leurs petites pattes arrière lorsqu'on s'approche, après quoi ils retombent sur le dos, les quatre fers en l'air, dans les copeaux de bois. C'est trop drôle. :o)


Dans une autre allée, le type soulève des draps posés sur des cages où se trouvent des chauves-souris de la taille d'une grande bouteille d'eau... Elles sont pendues la tête en bas, se raclant le crâne sur le bas de la cage. En dessous se trouvent des grands lézards et d'autres chauves-souris plus petites, toutes entassées les unes sur les autres.


Le type tape sur les cages à chaque fois comme pour exciter l'animal et nous en mettre plein les yeux... Il me gave déjà.


Dans une autre cage nous trouvons des varans deux fois trop à l'étroit... Le museau en sang à force de se frotter aux fils de fer de la cage...


Nous ne sommes pas au bout de nos surprises... Au dessus de la cage aux lapins se trouve une toute petite recouverte d'un drap. A l'intérieur se trouve un A-DO-RABLE petit félin... C'est un bébé tigre de Sumatra appelé Boubou... Il ne coûte que 300 000 Roupies Indienne... Soit moins de 30 €...


Voilà Boubou, le fauve.

Alix craque devant ses yeux tout rond, tout noirs, ses tites n'oreilles poilues et sa frimousse de chaton sauvage...


Ca nous fait quand même mal au cœur de voir tout ça. Juste à côté se trouve un bébé chouette qui sort à peine de son sommeil une fois le drap soulevé.


Plus loin se trouve des singes, on a pas vu d'Orang-outan, je pense qu'ils ne sont pas considéré comme des animaux tels qu'on le conçoit étant donné que ce sont des orangs (des hommes)


Les allées se succèdent et on trouve des serpents et des pythons entassés dans des caisses les unes sur les autres. Dans des tupperware on voit des bébé serpents, à côté se trouve des espèces d'iguanes et autres lézards biscornues sortit tout droit de la préhistoire.


Après quoi on retrouve des oiseaux, des aigles, des perroquets qui parlent puis il y a le quartier des poissons et des aquariums avec des combattants, des tortues biscornues encore ou bien des tortues avec un coup de serpent de 20cm de long... Jamais vu ça...


Geckos, écureuils volants, mangoustes, souris, pivert, perruches...


Finalement après tous ces détours nous tombons sur des cages avec des chiens et des chats... Deux petits chatons complètement apeurés par les bruits et les va et vient incessant. Notre enfoiré de "guide" tape toujours sur les cages, ce qui a le don de m'énerver de plus en plus...


Je me baisse pour regarder les chatons et j'en vois un qui tremble comme j'ai jamais vu. L'autre, plus petit, sort les griffes et retrousse ses babines mais on voit bien qu'ils sont mort de trouille.


Les chiens même choses, les oreilles baissées, ils sont dans des conditions extrêmes. Mais que pouvons nous dire ou faire dans un pays où l'humain est traité de la même façon ?.. Tant que les indonésiens n'auront pas atteint un certain niveau de vie, jamais ils ne s'occuperont du sort des animaux.


Bref le marché des oiseaux c'est plutôt un gros marché de contrebande animalière...


Un python-albinos dans sa boite...

Le guide est toujours là mine de rien et il veut maintenant nous emmener au Palais du Sultan. On le voit venir avec sa commission à la fin. On tente de le laisser, il nous suit. On le laisse passer devant mais il se retourne tout le temps pour nous suivre ou nous montrer le chemin. J'ai horreur de ça, qu'on me dise quoi faire...


Finalement ça a du le lasser car je prenais toujours un chemin différent que lui, on arrive à le semer dans le marché et on sort par derrière.


On va en direction du fameux palais du Sultan, le Water Palace, ça doit vouloir dire, palais des eaux un truc comme ça. C'est 7 000 Rupiahs l'entrée, plus 1 000 pour l'appareil photo.


On rencontre un autre groupe d'étudiantes avec leurs questions habituelles, puis on entre dans le palace. Devant nous se trouve un groupe de cinq types qui ont l'air de vérifier les tickets donc on montre les notre. Finalement le type fait style que c'est bon et nous ouvre le chemin en commençant à nous raconter l'histoire.


On a pas envie d'avoir un guide, on supporte pas ça ! La crise ici.


Au bout de cinq minutes Alix lui dit qu'on veut pas de guide, qu'on préfère rester seul et le remercie. Celui-là joue la comédie et fait style qu'on lui fait perdre son boulot... Quel con... Genre il va pas trouver un autre groupe de touristes, des dollars plein les poches, dans 10 minutes.


Le palais n'est pas exceptionnel et hormis les deux piscines qui font envie, le reste n'est pas plus intéressant que cela. En sortant, nous marchons dans des rues qui font toujours partit du palais à priori et des gens habitent et travaillent la peinture Batik, l'artisanat de la région. Du Batik on en mange à toutes les sauces depuis qu'on est à Yogyakarta. C'est une peinture sur du tissus avec des motifs abstraits qui sont réalisés en trempant le tissus plié d'une certaine façon dans les colorants. Du coup pour faire une toile, ça prend un mois en gros...


L'une des piscines du Water Palace où le sultan retrouvait ses maitresses.

Mais bon ça ne me parle pas plus que ça la peinture. J'aime bien les paysages, l'abstraits ça me soule et Alix en a ras le bol des rabatteurs en tout genre.


Le soir en rentrant, nous passons dans une agence touristique pour prendre des billets de bus pour rejoindre le volcan Tengger. On a assez donné dans les transports locaux. On paye 150 000 Rupiahs indonésienne pour être transportés de notre rue au village Cemero Lawang sur la caldeira de Tengger.



Alix & Benjamin.



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Publié à 16:21, le jeudi 29 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Yogyakarta
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11/04/10 - Borobudur.


Dimanche 11 avril.


Aujourd'hui on décide d'aller visiter les ruines d'un temple très connus en Indonésie : Borobudur.


On prend cette fois-ci le minibus de ville au même endroit où il nous avait lâché la veille au soir, pour rejoindre la gare routière.


La vue depuis le sommet du temple de Borobudur.

Là-bas, on entre dans un bus pourrie en direction de Borobudur. On paye les tickets à l'intérieur et c'est du 20 000 Rupiahs par personne car on est blanc. Les autres ne payent pas plus de 10 000.


Une heure et demi de trajet sous la pluie et on arrive dans les alentours du temple. A peine le bus est-il arrêté que cinq types entre en gueulant que c'est le terminus, que tout le monde doit descendre et les suivre... Evidement ils parlent à Alix et moi. Ils veulent nous emmener en tuk-tuk-vélo et nous extorquer des thunes, toujours le même refrain.


Le roi chameau...

L'un d'eux fait style de se présenter et me pose des questions mais malheureusement ça fait un peu 11 mois que je fais la gueule à tous ces mecs et j'ai développer un don pour ignorer totalement leurs avances. Du coup le type parle dans le vide.


Nous sortons du bus et traçons notre route avec ces bougres collés aux basques qui demandent sans cesse "Où allez-vous ? D'où venez vous ? Blablabla ?" comme si on avait envie d'étaler nos allers et venus au premier bouffon.


L'un d'eux veut 10 000 Rupiahs pour le trajet, puis ça tombe à 8 000, puis finalement 5 000 et puis après nous avoir suivi sur 500 mètres, il nous lâche. On se retrouve à un carrefour mais il n'y a pas de panneaux indicateurs pour savoir dans quelle direction se trouve l'entrée du parc de Borobudur.



Heureusement, on remarque des tuk-tuk-vélo qui reviennent tous de la même route et on décide de s'y engager. Après cinq minutes de marche, nous nous retrouvons devant l'entrée du site.


Il y a des centaines de boutiques attrape-touriste entre le parking et les guichets. Une fois à l'intérieur, il y a l'entrée pour les locaux et l'entrée pour les touristes. Et là attention la surprise. C'est 15 $ le ticket !


GRRR on aurait su on n'aurait réfléchis à deux fois avant de venir, on s'est fait chier avec deux heures de transports depuis l'auberge, sous la pluie.


Du coup, bah on paye nos 15 $ chacun... C'est plus que le budget d'une journée en Indonésie pour nous...


Ils offrent une mini bouteille d'eau quand même à ce prix là...


Les cloches enferment chacune d'elles un buste de Bouddha.

Le site est composé d'un petit parc sans intérêt et plus loin, le temple qui se dresse devant nous comme une pyramide. C'est de la vieille pierre volcanique, c'est très intéressant. C'est jolie et les fresques valent le coup d'œil car elles racontent la naissance du prince Gautama jusqu'à son illumination en tant que Bouddha. La vue au sommet à l'air magnifique par beau temps (sauf qu'on a des nuages partout) mais on a du mal à avaler la pilule du prix d'entrée.


Des bouddhas, il y en a un paquet ici : 432 statues de taille humaine placées dans des alcôves tout le long de chaque parois. La plupart sont décapitées mais les corps restant en position de lotus font leur effet.


On fait plusieurs fois le tour sur les plusieurs niveaux du temple. On croise pleins de touristes indonésiens et d'étudiantes indonésiennes qui veulent nous prendre en photo. Puis vers 16h30, une pluie diluvienne se déverse sur le parc et tout le monde quitte l'endroit. Comme par enchantement, des dizaines de vendeurs de parapluie sortent de nul part :o)


Nous retournons à pieds à la gare routière de Borobudur pour reprendre notre bus pourrie.


Sur le trajet du retour, des musiciens montent dans le bus et comme par enchantement se place juste devant Alix et moi car on est blanc du coup on a les poches pleines de dollars.


Une des gargouilles qui permettaient d'évacuer l'eau de pluie.

Ils chantent des trucs horribles et ils s'obligent surtout à faire une spécial dédicace aux deux touristes blancs en faisant du Bob Marley et un morceau des Beatles. Vu qu'on est blanc, forcément on reconnait et forcément on va lâcher nos dollars qui dépassent de nos poches... Juste pour le non respect de ces artistes j'ai pas envie de leur filer des thunes.


Ils font la gueule quand on veut rien leur donner et descendent à l'arrêt suivant.


Une fois en ville, on reprend le minibus climatisé pour rejoindre le quartier de Tugu à côté de la gare ferroviaire puis on va manger avant de rentrer à l'auberge. Il est 20h00 et on est franchement claqué.


Ici pour se déplacer c'est toujours une aventure. Rien n'est simple et Alix me fait comprendre que c'est trop pour elle en ce moment, du coup on se garde une journée de plus sur place pour se reposer et on oublie quelques sites comme les ruines du temple hindous Prambanan, dont l'entrée doit être du même ordre que Borobudur ou encore le volcan Merapi qui est de toute façon d'après mes infos, complètement sous les nuages.


La reine du sourire.

Le temple de Borobudur est une importante construction bouddhiste construite au 8ème et 9ème siècle dans le centre de Java. C'est le plus grand monument bouddhiste au monde.


A cette époque là, bouddhisme et hindouisme cohabitaient sur Java comme en l'atteste le temple hindou Prambanan qui fut construit à la même époque.


Le temple fut abandonné à partir du 10ème siècle et la jungle prit place tout autour.


C'est au 19ème siècle que les hollandais entendirent parler d'un grand monument caché dans la forêt près d'un village. Ils y envoyèrent une expédition qui pendant deux mois abattirent des arbres, brulèrent la végétation et creusèrent des trous dans le sol pour mettre à jour le monument qui était caché depuis des siècles par des cendres volcaniques et la jungle.


Tout l'ensemble du monument est recouvert de bas-reliefs, relatant les divers épisodes de la vie de Bouddha. Les matériaux sont des pierres volcaniques grises.


L'élément étonnant du site réside dans le fait qu'une des galeries de bas-reliefs est été enterrée délibérément. Elle représente les turpitudes de la vie terrestre et certaines hypothèses ont été émises pour expliquer la dissimulation de la galerie comme une volonté de consolidation du bâtiment ou encore la volonté délibérée d'occulter les réalités terrestres.


Au sommet du temple se trouve 72 stupas en forment de cloches de pierre ajourées logeant des statues de Bouddha. L'ensemble du temple représente lui même un stupa géant en forme de lotus


Le temple fut restauré grâce au gouvernement indonésien et à l'UNESCO et figure à présent au patrimoine mondial de l'humanité. 


Des fresques contant la vie du prince Gautama, le Bouddha.
 



Alix & Benjamin.



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Publié à 15:53, le jeudi 29 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Borobudur
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