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17/04/10 - Bali.


Samedi 17 avril.


On se réveille tranquillement vers 9h00 pour prendre le petit déjeuner qui nous est apporté sur la terrasse. Pancake de couleur verte à la banane avec du miel et de la noix de coco, une salade de fruit et du thé à volonté... C'est extra pour commencer une journée.


Une sculpture en bois dans les racines d'un arbre.

En plus de ça, il fait beau ce matin.


Après avoir émergé, nous allons visiter le marché d'Ubud. Les marchés débordes toujours d'activités et sont le plus représentatif de la vie locale. C'est toujours sympa de pouvoir s'y promener.


En l'occurrence celui d'Ubud est immense et vraiment magnifique. Un vrai souk comme on les aime. Il s'étend sur trois niveaux et trois bâtiments construits dans le style local. C'est un fantastique bric-à-brac de nourritures et de produits artisanaux.


Des lianes pour jouer à tarzan...

Au sous-sol, la charcuterie, les viandes, les poulets...


Au rez-de-chaussée et dans les ruelles se trouvent les légumes, les offrandes, les encens, les statuettes, les masques traditionnels en forme de démons.


Au premier étage se trouve des vêtements colorés et des articles à la mode balinaise avec des sarongs (sorte de tissu qu'on enfile pour habiller les jambes)


Au second étage, nous trouvons toutes sortes de fruits. Des trucs qu'on avait jamais vu avant. On en a testé quelques uns mais on a pas retenu les noms...


Aux alentours de midi, la faim me tiraille et nous partons à la recherche d'un restaurant petit budget car la veille nous n'avons trouvé que des trucs super cher avec des taxes à n'en plus finir...


Nous avançons dans la rue principale mais il n'y a que des galeries d'art et lorsque nous trouvons un restau c'est toujours aussi cher...


Finalement nous capitulons, Alix prend des pâtes et moi une pizza.



Après quoi, nous allons louer une mobylette pour visiter les environs (50 000 la journée que l'on négocie à 40 000 Rupiahs indonésienne) puis nous filons sur les merveilleuses routes de Bali.


Tout est bien goudronnée, c'est presque tout le temps tout droit.


Les ronds points sont des œuvres d'art et possèdent tous des statues d'une dizaine de mètres de haut représentant des dieux ou des héros. Les rizières sont à perte de vue et lorsque nous entrons dans un village, la route est bordée d'atelier de sculpteurs avec de magnifiques éléments en bois ou en pierre. Des dizaines de temples hindous parsèment les maisons. Bali transpire le perfectionnement artistique. Les balinais sont de vrais professionnels de l'artisanat, c'est vraiment magnifique. Le culte de la personnification nous parait tellement irréel.


On comprend pourquoi tant de gens viennent ici. L'île est un petit bijou.


Il y a de quoi se faire une décoration d'intérieur digne des designers les plus inspirés. Meubles en bois, table, chaises, lampes, vases, peintures, colonnes...


En fin d'après-midi, nous rentrons sur Ubud après avoir fait une grande boucle de six heures à travers Bali et s'être perdu.


Je souhaitais partir vers le sud pour voir la mer mais chose incroyable, nous sommes montés plein nord en direction du volcan... Après avoir roulé un temps dans le brouillard, nous avions prit la direction de la descente mais n'avions pas vu la montagne à cause des nuages. L'orientation est assez spécial sur cette île mais on s'y fait.


Les rizières de Bali, parmis les plus belles du monde.

Du coup nous avons traversé les villages de Pujung, Tampaksiring, puis roulé un très long moment sur une ligne toute droite avant de trouver un croisement et prendre sur notre gauche, puis un second où nous avons encore tourné à gauche afin de faire une boucle. En rentrant, nous avons traversé le village de Payangan puis retrouvé notre route vers Ubud.


Le gros problème du coin c'est que les noms des villes ne sont pas forcément affichés sur un panneau à l'entrée de celle-ci. Du coup, ça n'est pas toujours simple de s'y retrouver, surtout qu'un ensemble de trois maisons et un temple forme un village chez eux.


Le soir nous trouvons dans la rue de notre guesthouse, un restaurant local où les plats sont à 10-15 000 Rupiahs seulement. Nous y croisons 13 français qui ne se connaissent pas du tout. C'est juste le repaire des routards à petit budget et ce soir il n'y a pas un seul anglophone.


Nous faisons la connaissance d'une allemande qui parle français et qui accompagne Lucrèce qui vit aux Pays Basques.


Nous passons la soirée ensemble et nous donnons rendez-vous le lendemain avec Lucrèce car l'allemande quittera Bali.


En plein travail de dorure sur une statue de 4 mètres de haut sculpté dans la pierre.

Bali est une petit île comparé à Sumatra ou Java. Seulement 120 x 80 km environ, à peine plus grand que la caldeira de Toba.


Au 15ème siècle, Bali ne participait pas au commerce maritime qui animait l'archipel indonésien mais exportait du coton, du riz, du bétail et de la volaille.


La fondation de Batavia, capital de la colonie hollandaise, lança le marché aux esclaves. Les princes balinais saisirent l'occasion en revendant leurs prisonniers de guerre et furent encouragés à se faire des guerres entre eux pour justement revendre les hommes.


L'économie de Bali dépend essentiellement de la revente d'esclaves jusqu'au 19ème siècle mais aussi de la piraterie et du pillage d'épaves que les hollandais souhaitent stopper sans se préoccuper plus que ça de l'île.


Pendant tout le siècle, les hollandais avancèrent tout autour de Bali mais ce n'est qu'au 20ème siècle qu'ils débarquèrent sur l'île. Une fois que les derniers princes de Bali furent encerclés, ces derniers brulèrent leurs palais et, accompagnés de leurs sujets, tous en tenues d'apparats, se jetèrent sous la mitraille et les canons des hollandais tout en se poignardant à l'aide de leur kriss dans un suicide collectif appelé le puputan. Ce geste de gloire fit beaucoup de bruit en Europe et obligea les hollandais à respecter les coutumes de l'île jusqu'à leur départ après la seconde guerre mondiale.


Le kriss est une lame sacrée (dague ou épée) en Malaisie et en Indonésie. Elle est liée à l'âme de son porteur et ne peut être vendu ou acheter. Un kriss est offert et appartient à son propriétaire jusqu'à sa mort.


Ce sont souvent des lames en forme ondulante mais pas toujours. Elle servait beaucoup dans la piraterie.


La lame d'un kriss était à l'origine forgée dans du minerais extrait de météorites tombées sur l'archipel. 


La culture du riz toujours.



Alix & Benjamin.



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Publié à 15:56, le vendredi 30 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Bali
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16/04/10 - Ubud.


Vendredi 16 avril.


On a bien dormit dans le bus, il était vraiment confortable et on se gelait pas avec la clim.


Nous arrivons dans une ville musée avec des statues, des temples à tous les coins de rue. C'est Denpasar, sorte de capitale de l'île de Bali. C'est ici que tous les bus se rejoignent, c'est une sorte de cœur logistique pour Bali.


Il est 6h00 à nos montres mais 7h00 heure de Bali. Et ouais on a encore changé d'heure et on revient sur la même heure qu'en Malaisie (et le même fuseau que Perth en Australie)


Les masques de démons hindous à Bali.

Nous sommes débarqués à la gare routière nord, Ubung. On souhaite rejoindre la ville de Ubud, dans le centre des terres et il nous faut d'abord aller à la gare routière Batubulan, à l'est.


Le problème c'est que les soi-disant navette entre les gares routières ne sont pas très visibles. On est vite repéré par les rabatteurs et autres chauffeurs de taxi, bémos etc... Les prix sont délirants. Bienvenu à Bali.


En négociant les prix et en faisant mine d'attendre, on trouve finalement le bus de ville. On ne peut pas monter sans débourser 20 000 Rupiahs minimum par personne... Normalement le prix est de 2 000 Rupiahs.


Des fruits du marché d'Ubud. 

Là où c'est amusant c'est quand le type veut qu'on descende dans la rue parce qu'il n'a pas envie de se faire chier à aller dans la gare routière de Batubulan. Il nous montre du doigt pour tourner à gauche à pieds mais on refuse de descendre. Vu le prix qu'on a payé, il a intérêt de nous emmener comme des princesses devant l'entrée.


Nous voilà à Batubulan mais il est encore très tôt et il n'y a personne hormis ces corbeaux de chauffeurs de taxi. L'un d'eux nous colle aux basques pour nous emmener à Ubud. Je sais que le prix est de 12 000 par tête mais il en veut 30 000 !!! On négocie à 15 000, il en veut 25 000... Il fait le têtu et ne souhaite pas descendre plus bas.


Du coup, vu qu'on a toute la journée devant nous, on s'assoie et on attend le bus qui est censé passer d'ici une heure.


Chaque temple et bâtiment important possède son lot de sculptures.

Notre copain chauffeur revient plusieurs fois pour voir si on change pas d'avis. Il reste à 25 000. Je lui propose 20 000 Rupiahs mais il refuse... Tant pis pour lui.


Après un certain temps, d'autres indonésiens se pointent autour de nous. L'un d'eux parle français alors on échange quelques mots. Il comprend le problème et il convainc un jeune chauffeur qui ne parle pas anglais de nous emmener pour 40 000 Rupiahs à deux. Ca nous convient. On embarque et 30 minutes plus tard nous sommes dans Ubud.


C'est clair, Bali c'est la véritable destination touristique internationale d'Indonésie.


Tous les matins, les femmes s'occupent des offrandes.

Mais c'est beau. C'est franchement jolie comme île. Ici la religion majoritaire est l'hindouisme et du coup on retrouve tous les temples imbriqués dans les villes, les statues, les offrandes, les musiques, les peintures, les couleurs. Les castes hindous ne sont pas apparentes à Bali comme ça peut être le cas en Inde.


Nous croisons donc des tonnes de blancs dans les rues d'Ubud. Ca n'est pas pour nous déplaire quelque part. On se sent moins seul.


Nous remontons la rue et faisons le tour de quelques chambres. Les prix tournent autour de 100 000 Rupiahs, parfois beaucoup plus... Certains hôtels sont des temples carrément. Finalement après cinq tentatives infructueuses, nous trouvons une chambre à 100 000 négocié à 70 000 avec petit déjeuner inclus. Le problème c'est que c'est assez humide ici et la chambre sent un peu le renfermé. On a un petit balcon.


Nous faisons une sieste avant d'aller nous promener en ville, prendre des photos et aller un peu sur internet.


Le soir nous nous couchons tôt.


Les enfants commencent l'école à 7h00 et finissent vers 13h00.

Ubud est une ville au centre de Bali, au milieu des rizières et des ravins escarpés. Elle est considéré comme le centre du tourisme culturel et artistique de Bali.


La ville attira de plus en plus de monde car de nombreux artistes peintres, écrivains, musiciens ou cinéastes furent attirés ou invités sur place comme Charlie Chaplin et HG Wells.


De nombreuses vagues d'énergies créatrices affluèrent à Ubud pendant le 20ème siècle.


1960 fut l'arrivée en masse des hippies sur Bali mais cette communauté préférait les plages du sud, à Kuta, devenu maintenant le repaire des adolescents australiens surfeurs et buveurs de bières. Ca leur coûte parfois moins cher de venir à Kuta que de bouger en Australie....


Kuta fait partie des "3K" avec Kaboul et Katmandou. Les grandes destinations des hippies sur les routes d'Asie.


Bref ce boum touristique de Bali contribua beaucoup au développement de la ville d'Ubud qui resta envers et contre tout, un lieu de quête artistique. 


Un masque de Bali.


Alix & Benjamin.



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Publié à 14:27, le vendredi 30 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Ubud
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15/04/10 - Cemero Lawang.


Mardi 13 avril.


Le réveil sonne à 8h00, on a rendez-vous à 8h30 en bas de l'hôtel.


Nous retrouvons le type de l'agence qui nous attend ainsi que d'autres touristes qui prennent le même bus que nous. On fait la connaissance de Benedict, un allemand de Stuttgart, il y a aussi une canadienne anglophone qui est incompréhensible, deux québécois et un anglais.


Gunung Arjuna (3 339m) vu depuis la route.

Toute la troupe se dirige vers le minibus, on pose les sacs à l'arrière et avec Alix on va prendre les places du fond, comme à l'école.


La canadienne fait l'effort de la journée en se présentant et en essayant de casser la glace pour faire connaissance. Mais bon, je suis devenu allergique aux anglophones. Ils parlent toujours anglais et ne font jamais l'effort de parler une autre langue... Et puis surtout c'est leur manie de croire que tout le monde sur Terre comprend tout ce qu'ils disent avec leur accent où l'on a l'impression qu'ils parlent du nez. Du coup quand elle commence à sortir son CV de voyage je ne l'écoute déjà plus et préfère regarder les paysages.


Nous roulons jusqu'à 13h00 environ. Au restaurant nous faisons la connaissance des deux québécois dont j'ai oublié le prénom. Toujours respectueux, toujours politiquement-correct mais fidèle à eux-mêmes. On les aime bien les québécois parce qu'ils parlent français forcément mais aussi parce qu'ils sont plutôt calme de manière générale. Ce ne sont pas des excités d'Australie ou de Californie.


Les villageois de Cemero Lawang partent travailler dans les champs.

Le minibus repart après trente minutes de pause et nous roulons en direction de Surabaya.


En fin de journée, les nuages se dissipent un peu et nous laisse apercevoir un volcan, le Arjuna (3 339 m), qui surplombe toute la région de sa hauteur.


J'espère sincèrement que l'on aura de la chance car depuis Sumatra on se tape des nuages de basse altitude, de la pluie et très peu d'éclaircie. J'ai vraiment envie de voir les volcans mais nous avons dû faire une croix sur la majorité d'entre eux à cause des intempéries. Les routes inondées de boue sont très mauvaises et les transports ne sont pas simples... La saison des pluies aurait dû s'arrêter il y a un mois déjà mais comme au Népal, elle traine et les nuages restes inlassablement accrochés aux montagnes et aux volcans du coup.


Sur les coups de 19h00, le minibus s'arrête dans la ville de Probolinggo, le point de départ pour la route qui grimpe à la caldeira de Tengger.


Seulement nous avons payé pour aller directement là-haut justement. Mais le chauffeur gare le minibus dans une allée, à côté d'une agence qui doit bosser avec celle de Yogyakarta, histoire de ramener des clients....


On nous oblige à descendre et à se rassembler dans une salle où se trouve un autre groupe qui provient d'un autre minibus. Un jolie guet-apens...


La culture du choux surpasse celle du riz dans ce village.

Les types de l'agence se présentent même si on en a rien à cirer. Ils expliquent comment ça va se passer. Grosso modo, tout le monde doit réserver maintenant (sinon ça ne sera pas possible) leur retour à Probolinggo ou un départ vers une autre destination.


Tout le monde doit décider maintenant, tout de suite, si il veut monter à pieds le lendemain matin à 4h00 du matin pour voir le lever du soleil sur la caldeira ou alors choisir de prendre une jeep qui est payante bien entendu. Après quoi, le type explique le circuit de la jeep.


Bref on voit tous ces consommateurs de voyages débourser leurs dollars en moins de 15 minutes. Avec Alix on reste sur le côté et on s'étonne de ne voir personne réagir. Dans le genre troupeau de mouton, on fait pas mieux...


Les types de l'agence viennent nous voir plusieurs fois pour nous vendre un retour, un départ ou une jeep mais on garde nos distances. On se démerdera si il faut mais on y croit pas à leur baratin comme quoi il n'y aura plus de possibilité de retour.


Au bout d'une heure, nous remontons dans les minibus mais les groupes changent car certaines personnes ont prit un tour avec chambre + petit déj' + jeep + transport tout compris et d'autres n'ont que le transport + jeep. Alix et moi n'avons que le transport... On passe encore pour des pestiférés, on a un peu le même sentiment qu'au Vietnam...


Une heure de montée à fond la caisse, nous arrivons vers 21h00 dans un hôtel paumé tout seul sur la route. Le chauffeur oblige tout le monde à descendre et force un peu trop la main pour qu'on prenne des chambres sur place... A ce moment là, avec Benedict, l'allemand, on s'allie contre lui car nous insistons pour rejoindre le village Cemero Lawang d'une part et d'autre part on insiste pour choisir notre propre hébergement.


Les deux faces d'un même visage : Bromo à gauche et Batok à droite.

Surtout qu'on a pas prévue de jeep du coup, vu l'éloignement de l'hôtel par rapport au village déjà, on en aurait pour une heure de marche en plus...


Le chauffeur tire la gueule mais comme d'autres personnes sont logés, grâce à leur tour, dans un hôtel du village, nous grimpons dans leur minibus. Nous retrouvons les deux québécois et rencontrons un couple de français.


C'est bien compliqué tout ça...


Bon finalement il est 21h30 passé, on débarque à Cemero Lawang en pleine nuit, les hôtels et auberges pas chères sont complets, les chambres vont de 300 à 400 000 Rupiahs indonésienne, soit presque cinq fois ce qu'on paye habituellement... On marche avec les sacs, il fait nuit et on trouve finalement une chambre pour 110 000 Rupiahs que l'on partage à trois avec Benedict. Les québécois, un anglais avec sa copine thaï et les deux français sont déjà sur place. Sauf que eux c'est compris dans leur tarif prépayé. Un type arrive et nous fait tous payer un ticket pour le droit d'entrée au volcan car c'est une sorte de parc naturel. Nous payons 25 000 Rupiahs de plus par personne.


La chambre est toute pourrie. Pas de draps, trois lits simples, une porte. Toilette et salle de bain commune à l'extérieur avec de l'eau froide. Nous sommes à 2 000 mètres d'altitude, il fait dans les 10-15°C.


Après avoir posé les sacs, on retourne dans la grande salle d'accueil qui sert de salle de restauration. On se regroupe tous ensemble et papotons jusqu'à 23h30 tous ensemble car cela fait bien longtemps que nous n'avons pas croisés des gens qui parlent français. Nous passons un très agréable moment avec eux.


Avec Alix, on décide de se lever à 2h00 du matin pour suivre Benedict qui repart directement demain avec le bus.


Couché 23h45.


La surface du sol dans la mer de sable de la caldeira de Tengger.


Mercredi 14 avril.


Le réveil sonne à 2h00 du matin, Benedict saute du lit pour se taper 20 pompes vitesse éclair.... La veille il a déjà fait 20 pompes avant de se coucher. J'avais jamais dormit près d'un mec comme lui avant. Je trouve ça hilarant.


Avec Alix on se lève plus difficilement...


Je vais me rafraichir dans la salle d'eau puis mange deux gâteaux secs. J'en propose à Alix et à Benedict mais ils refusent.


Je les attends pendant 15 minutes qu'ils finissent de se préparer, le ciel est bien couvert...


Et puis nous quittons l'hôtel pour nous aventurer sur la route que je me suis fait expliquer la veille par le serveur.


Après 500 mètres de marche, Alix régurgite tout son repas. L'effort, l'altitude et la fatigue ne l'ont pas aidé. Elle veut rentrer mais je l'a force à avancer car je sais qu'elle peut le faire sans problème si on marche doucement. Benedict n'est pas pressé non plus.


Du coup nous avançons lentement mais surement avec une pause tous les 150 mètres. On partage une brioche au chocolat pour se remonter le moral et on avance dans la nuit.


La route est partiellement goudronnée puis devient un chemin de terre. Ca grimpe sévère par endroit mais le reste du temps c'est tout doux.


Derrière nous, on voit s'avancer une voiture avec un groupe de jeunes indonésiens. Ils ont l'air d'avoir bien picoler et gare la voiture dans un fossé avant de continuer à pieds loin derrière nous, ils ont une guitare et n'arrêtent pas de gueuler.


On fait trois kilomètres en deux heures environ. Et puis ensuite, ça se complique un peu.


Le chemin se détériore franchement pour devenir un sentier qui s'enfonce dans la forêt. On a tous une lampe torche mais les herbes hautes et les branches nous empêchent de bien suivre le sentier.


Je suis devant et Benedict ferme la marche. Je suis en short et j'ai les jambes trempées par la rosée et la petite pluie qu'il y a eu pendant qu'on dormait. Mes chaussettes sont trempées rapidement ainsi que l'intérieur de mes chaussures pour le coup.


Quelques gouttes se mettent à tomber mais nous continuons pour arriver à un embranchement. Droite ou gauche ? Nos cœurs balancent à gauche car le chemin semble partir dans la bonne direction. Les pantalons trempées, Alix et Benedict avancent derrière moi. On a de plus en plus de mal à savoir où on met les pieds et on débarque à flanc de falaise. La caldeira se dresse juste devant nous mais il fait trop noir pour qu'on y voit quelque chose. On sait juste que la falaise doit faire quelques centaines de mètres de haut... Le chemin passe dangereusement sur le flanc de la falaise puis remonte pour finalement devenir un cul-de-sac. J'essaye de m'avancer pour voir quelque chose mais il n'y a plus de chemin... Les rochers et la terre sont glissants à cause de l'humidité et nous sommes dans une sale posture, trop près de la falaise. Ca semble foutu mais on ne lâche rien.


Nous décidons de faire marche arrière. Au bout de deux minutes on entend les indonésiens qui étaient derrière nous. Ils nous appellent pour nous dire qu'il faut revenir en arrière ce qui confirme notre choix de rebrousser chemin.


Le ciel est toujours couvert et nous ne voyons aucune étoile dans le ciel. Je sens qu'on ne verra rien mais bon je veux monter au promontoire malgré tout.


Les 253 marches qui grimpent au cratère de Bromo.

De retour à notre embranchement, Alix et Benedict derrière, nous retrouvons les jeunes indonésiens. Ils nous attendaient.


Grâce aux lampes, on découvre un escalier enfouie sous la végétation. Celui-ci permet de grimper et nous arrivons dix minutes après au promontoire. Il est 5h00 du matin, on a mit trois heures mais on est à l'heure, c'est le principal.


Le belvédère est un abris en béton tout moche. Il ne reste plus qu'a attendre dans l'espoir que les nuages se dissipent comme par magie. Les indonésiens joue un peu de guitare puis repartent pour escalader un peu plus haut.


Au loin, on entend les touristes en jeep, ils sont à plusieurs centaines de mètres au-dessus de nous car ils sont passés par la route.


6h00, on sent que le soleil est déjà levé mais nous avons un mur blanc devant nous. Impossible de voir quoi que ce soit... Je m'en doutais mais nous espérions avoir un peu de chance avec Alix.


7h00 toujours rien. Par moment les nuages se dissipent mais ils restent accrochés aux cônes volcaniques qui se trouvent au centre de la caldeira.


Dégouté, nous rentrons finalement après s'être gelé et avoir fait un petit feu.


Sur le chemin du retour, la vie s'éveille dans les environs du village. Il y a une atmosphère sereine, loin du tourisme de masse organisé autour des volcans. La brume se dissipe et les champs apparaissent tout autour de nous. Des villageois sortent le museau des petites maisons. Certains nous saluent avec de grands sourires, une grand mère qui se trouvait sur notre chemin, prend peur de l'appareil photo que je porte autour du cou et se met à courir en faisant des petits pas. C'est hilarant et je ne voulais pas l'a prendre en photo de toute façon.


On se croirait dans un village de haute montagne avec des chevaux et des cavaliers. Les gens vont travailler dans les champs fertiles. Ils cultivent plutôt le choux et des légumes à la place du riz habituel. Même les flancs en pente des montagnes alentours sont cultivés. Les enfants font leur toilette sur la terrasse des cabanes en bois. Les chiens réclament leur gamelle.


Il est 8h00 lorsque nous arrivons à Cemero Lawang. L'activité du village sort à peine de sa torpeur et les bémos attendent les touristes dans la rue principale pour les descendre à Probolinggo.


Nous retrouvons les français et québécois dans la grande salle pour le petit déjeuner. Ils sont déjà rentrés et on déjà tout vu. Ils racontent qu'ils étaient 40 jeeps au belvédère et qu'il y avait pleins de vendeurs de souvenirs ! Ils sont frustrés car ils n'ont rien vu comme nous. Ils sont restés 45 minutes, après quoi les jeeps les ont descendus dans la caldeira pour aller voir le cratère fumant du volcan Bromo. Ils y sont restés 30 minutes et sont rentrés à l'hôtel pour acheter des T-shirts "I love Bromo" ;)


Ils ont rendez-vous dans 30 minutes pour reprendre le bus et quitter le village. Visite express !


Alix, Benedict et moi sommes finalement content de nous malgré qu'on ai rien vu. La balade était sympa et on a au moins vu les villageois.


On avale une omelette, du bacon et des toasts avant de retourner dans la chambre pour se changer un peu. Je change seulement de chaussettes, après quoi nous repartons pour descendre dans la caldeira cette fois-ci.


La route qui descend du village est raide, on va en chier pour remonter ensuite. Une fois en bas par contre, le paysage est incroyable. On se croirait à la fin du monde. Après un cataclysme. L'ambiance est magique, lugubre, féerique.


Le temple hindou flotte dans les airs aux pieds du volcan Batok.

Une étendue de sable volcanique s'étalent à perte de vue devant nous. Pendant qu'on mangeait, les nuages se sont dissipés dans la caldeira pour permettre de voir le cône parfait du volcan Batok, tout couvert de végétation, ainsi que Bromo, qui est défiguré, comme lacéré et fumant.


Nous marchons environ 3 km à travers la mer de sable pour rejoindre le pied du Bromo. Plus loin, se trouve un temple hindou, au pied du Batok. La lumière et les couleurs font qu'on a le sentiment que le temple hindou flotte dans les airs. C'est énorme.


Pendant la marche j'ai semé Alix et Benedict, je suis littéralement attiré vers le sommet, il faut à tout pris que je grimpe, je ne pense plus à rien, j'avance sans m'essouffler et sans me fatiguer.


En bas de ce qui reste du cône de Bromo se trouve des escaliers, 253 marches plutôt raides que j'enfile d'une traite. Des odeurs d'œufs pourries (l'odeur du soufre) emplissent mes narines, j'arrive au sommet et là, un type assis par terre veut que je jette des fleurs pour faire une offrande au volcan. Il essaye de me faire croire que je suis obligé mais je sais qu'il voudra des sous donc je refuse.


La vue sur la caldeira et sur le Batok est magnifique. Le cratère de Bromo expulse depuis un trou d'une dizaine de mètres de large, une fumée sulfureuse. On entend clairement des grondements provenant du fin fond de la Terre comme si des vagues de magma tapaient contre une falaise.


Benedict arrive au sommet suivis quelques temps après par Alix. Nous restons 40 minutes sur la crête avant de redescendre et de rentrer au village.


Sur le chemin du retour, la pluie commence à tomber et des petites femmes capuchonnées, portant des panier de rocs ou d'offrandes, prennent la même route que nous à travers la mer de sable. On se croirait sur le plateau tibétain.


Une fois au village, il est presque 11h00, tout est désert. Les touristes sont tous partit à 9h00 ce matin. Les prochains arriveront ce soir à 21h00. Il n'y a plus âmes qui vivent. La pluie ne cesse pas et nous rentrons dans notre chambre. Alix se couche, Benedict lit un livre et moi je vais pour me doucher.


Le problème c'est qu'il n'y a pas de douches... C'est une casserole et un bac à eau stagnante juste à côté des toilettes qui permet de se laver... Je vais gueuler car le type nous avait parlé d'une douche froide et non d'un bac d'eau pourrie... Mais en réalité il nous avait bien parlé d'eau froide et non douche froide... Du coup on s'est bien fait avoir vu le prix de l'hôtel... Je gueule quand même en demandant qu'ils nettoient au moins les sanitaires car c'est vraiment pourrie puis je me lave à l'ancienne avec la casserole. Il fait 15°C dehors et il pleut. Je me gèle les miches mais ça me réveil bien.


Après quoi je bouquine un peu jusqu'au départ de Benedict qui a son bus à 15h00. On l'accompagne avec Alix puis on va manger un morceau dans un restau.


Le reste de la journée est assez morne. Il fait moche dehors, on est fatigué et il n'y a plus personne au village. On traine jusqu'à 21h00, quand le bus ramène un nouveau lot de clients pour l'hôtel. On discute avec le chauffeur pour négocier notre retour le lendemain et réserver des billets de bus à l'agence pour rejoindre Bali en bus de nuit.


On se couche il est 22h00.


Le Tengger est une caldeira située dans l’est de Java. La dépression volcanique de seize kilomètres de diamètre contient plusieurs cônes volcaniques actifs dont le Bromo, le Batok et le Semeru, le plus haut sommet de Java (3 676m) qui a la particularité de produire une petite éruption toutes les 20-30 minutes.


La caldeira est incluse dans le parc national de Bromo-Tengger-Semeru.


Le volcan Bromo culmine à 2 329m et son cratère est profond de 200m. Les habitants de la région sont restés hindouistes malgré que Java soit à majorité musulmane. 



Jeudi 15 avril.


On se lève doucement vers 11h00 pour aller prendre un petit déjeuner et faire les sacs.


Alix ne se sent pas bien et à mal au ventre. Ca faisait longtemps qu'elle n'avait pas été malade.


Nous quittons la chambre pour midi et patientons dans la salle du restaurant avec les bagages. Alix fait des allers et retours aux toilettes.


15h00, notre minibus arrive, nous nous installons et nous descendons à toute vitesse jusqu'à Probolinggo. Le type nous jette à une autre agence que celle chez qui nous avons acheté les billets mais apparemment c'est normal... On pose les sacs dans un coin et je continue de bouquiner mon livre sur les Cathares. C'est un gros bouquin de Kate Mosse qui s'appel Labyrinthe. Je le dévore tout en essayant de le faire durer le plus possible.


Pendant ce temps, Alix tourne en rond et cherche une position confortable pour stopper son mal au bide.


On est censé prendre le bus de nuit à 17h00 mais quand je sors la tête de mon livre il est déjà 18h passé et personne ne s'inquiète ou quoi...


Le cratère de Bromo.

Je me lève du coup et je pose des questions au type de l'agence où nous sommes mais le mec me répond qu'il ne sait pas, qu'il ne sait pas pourquoi on est là, que ce n'est pas son problème etc... Pourtant il était là quand nous sommes arrivés et le chauffeur et lui se sont échangés des paroles... 


J'hallucine car il se dégage des responsabilités et il continue de bouffer son riz en regardant sa télévision sans même jeter un œil vers moi. Je le fixe pendant 15 minutes et il ne bronche pas. Je réfléchis à quel moment nous avons été irrespectueux avec lui mais je ne vois pas...


Je fini par le faire chier en tapant un peu partout sur les murs, les bureaux, en prenant des boissons censées être vendues. Il dit que ça n'est pas son problème, je vais lui en causer des problèmes.


Alix qui est malade et épuisée s'énerve aussi, on pourrait tuer quelqu'un à force avec des abrutits pareils.


Le fils du type se ramène et je lui pose les mêmes questions sauf qu'il parle à peine anglais et il ne sait que sourire. Je demande si ils peuvent appeler notre agence au moins, histoire qu’on sache ce qu’il se passe mais ils n’ont pas le numéro de téléphone... Et puis ça n’est pas leur problème...


Je passe une grosse gueulante, j’effraie les trois gamins qui sont autour de leur père en train de bouffer. Je brise l’emportement en bois en tapant dessus et j’attend qu’il bouge son fion de tête de con à lunette pour lui faire crier « Maman » en javanais.


Heureusement, au même moment, un indonésien se ramène en moto, il a un œil crevé, on le reconnait, il bosse dans l’agence où on a acheté nos billets... Il est 19h00 et je lui saute dessus, toutes les insultes que je connais en anglais et en indonésien y passent. Le type est sur le cul et tente de me calmer, il s’excuse et nous explique que le bus a du retard pour X raisons, qu’il arrivera vers 20h30 finalement.


Elle rentre du travail en traversant la caldeira de Tengger.

Alix lui demande de rester ici car on a aucun moyen de les joindre sinon vu que l’empafé est un guignol.


D’ailleurs l’empafé de service sort le museau pour serrer la main à notre vendeur de tickets... Ils se connaissent forcément mais c’est vraiment un « C.O.N. » comme on en croise pas tous les jours.


Je retourne dans mon bouquin qui parle de l’injustice de l’Eglise et du roi de France face aux Cathares, ce qui maintient mon niveau d’énervement au lieu de le baisser. Je suis prêts à bondir au moindre truc.


En plus ya aucun chiotte dans le quartier et Alix est toujours malade.


Bref, à 21h00, un type de 1m40, un nain quoi, arrive en mobylette et nous fait la blague que le bus arrivera à minuit et demi avant de s’excuser aussi pour tout à l’heure et nous inviter à monter dans un autre véhicule qui doit nous amener sur le bord de la route où le bus doit nous prendre.


Bon il fait nuit noir, on poireaute avec les deux types de l’agence pour qu’un bus arrive et s’arrête sur le bas côté. Le bus arrive enfin, on grimpe, on se casse.


Deux heures plus tard, on fait un arrêt dans un restaurant qui fait buffet, 15 000 Rupiahs chacun, c’est vraiment pas cher et on s’explose le ventre.


Nous repartons en bus et traversons le détroit en ferry pendant notre sommeil.


Nous pouvons nous relaxer, nous arrivons à Bali.



Alix & Benjamin.



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Publié à 13:11, le vendredi 30 avril 2010 dans m. Indonesie Avril 2010, Gunung Bromo
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